
Le président du parti du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, s'est longuement attardé sur la situation sociale et politique, hier, lors de l'ouverture de son bureau de wilaya à Bouira. Tout comme il a plaidé dans son intervention pour le changement du système en place. Abordant les derniers événements, la grève des commerçants et les émeutes qui l'ont émaillée dans certaines wilayas du pays, le président du FAN a appelé le peuple algérien à se mobiliser pour imposer aux décideurs le changement du régime en place tout en adoptant une politique de non-violence. "Ce changement ne peut s'effectuer que par une grande mobilisation citoyenne en adoptant le militantisme au niveau des structures des vrais partis d'opposition qui aspirent au changement. Ce changement ne peut s'effectuer par la casse ou par la violence, ce qui arrange le pouvoir, car il trouvera un alibi pour réprimer la population. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé lors des événements de 1980, du printemps noir, en 1963, Octobre 88, en 91 et lors les événements du Printemps noir." Abordant les derniers événements qui se sont déroulés à Béjaïa et Bouira, "nous les avons suivis avec une grande attention. Mais ce qui nous intrigue, c'est de savoir qui est derrière cet appel", a-t-il souligné. Selon ses analyses, "il y a ceux qui veulent mettre à feu et à sang le pays. Il y a deux courants dans la haute sphère du pouvoir qui se disputent la sauvegarde de leurs intérêts. Il y a ceux qui veulent s'imposer par des décisions draconiennes qu'ils dictent au peuple et ceux qui tirent les ficelles pour pousser le pays dans la violence. Résultat : ce sont nos enfants qui paieront, comme lors des événements de la décennie noire et du Printemps berbère". Pour lui, une classe politique digne de ce nom et dont la priorité réside dans la défense des droits du citoyen est absente."Il y a des partis qui n'ont aucun ancrage populaire, si ce n'est l'agrément officiel et le cachet, avec à leur tête des leaders autoproclamés qui pondent des communiqués et les diffusent à partir des salons feutrés d'hôtels 5 étoiles et vendent aux plus offrants les places sur les listes à l'approche des élections. Même les partis qui avaient une base dans la clandestinité ont vu, au lendemain de l'ouverture du champ politique, plusieurs militants dignes de ce nom disparaître de la scène politique, laissant un vide derrière eux ; ces partis sont relégués à présent aux groupes familiaux ou régionaux", a-t-il asséné. Pour le président du FAN, "il est temps de se remettre au vrai travail politique et mobiliser les militants pour pousser le régime en place vers la porte de sortie".A. DEBBACHE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Debbache
Source : www.liberte-algerie.com