Bouira - A la une

Trajet Tizi - Bouira : 80 km en 2 heures !



Désagréments - Proches géographiquement, les wilayas de Tizi Ouzou et Bouira se trouvent «éloignées» l'une de l'autre à cause du mauvais état de la route qui les relie.
Avertis sur le trajet, nous avons décidé de prendre la desserte Tizi-Bouira en taxi. Le chauffeur demande aux voyageurs de le payer d'avance avant même de faire démarrer son véhicule. «150 DA la place», annonce-t-il. Contrairement aux nombreux transporteurs de la wilaya de Tizi Ouzou et aux propriétaires de bus assurant le transport vers Alger, à titre d'exemple, et qui ont procédé aux augmentations de leurs tarifs depuis le mois de septembre, les chauffeurs de taxi n'ont pas augmenté les prix. «Pourquoi doit-on vous payer d'avance ' questionne un jeune qui a pris place dans le taxi et qui semble n'avoir pas l'habitude de prendre cette destination.
«Vous savez, dans les stations qui ne disposent pas de clôture, telle que la station de Bouira, les chauffeurs de taxi exigent le payement d'avance du service. Cela ne doit pas être perçu comme un manque de respect envers nos clients mais c'est juste une mesure de sécurité, car il y a certains voyageurs malhonnêtes qui, une fois arrivés à destination, prennent la poudre d'escampette. Je dis cela en connaissance de cause car cela est arrivé à plusieurs d'entre nous. Le payement d'avance nous rassure et c'est mieux ainsi pour moi et pour le voyageur également», lui répond le chauffeur, un sourire aux lèvres. Il est évident que le rapport de confiance entre les transporteurs assurant cette ligne et les voyageurs n'existe pas.
La RN 25 qui relie les deux wilayas traverse les deux communes de Ait Yahia Moussa et Draa El Mizan.
Sur ce chemin qui serpente entre les chaînes de montagnes, les paysages sont magnifiques. Cependant, une image attristante et frappante s'offre aux yeux : des déchets composés essentiellement de cannettes de bière jonchent la route . «Cela s'appelle de l'incivisme tout court», déplore un quinquagénaire qui a pris sa place à l'arrière du véhicule. Nous continuons à rouler lentement à cause d'une file interminable formée par des camions et des semi-remorques juste à la sortie du chef lieu communal de la localité d'Ath Yahia Moussa.
La voie étroite et les virages dangereux rendent difficiles les dépassements de ces engins qui provoquent des bouchons. Ainsi, après une heure de temps, nous sommes arrivés au chef lieu de la daïra de Draa El Mizan.
«Une heure pour parcourir un trajet de 40 km, c'est trop !», tempête le même quinquagénaire qui semble être affecté par la chaleur mais surtout par ce périple. «Il est dommage que nous n'ayons pas d'autres choix avec une telle route, ces barrages de contrôle et tous ces embouteillages, on ne peut que patienter», répond calmement le chauffeur une goutte de sueur perlant sur sa moustache.
Ici aussi, au centre-ville de Draa El Mizan, c'est l'anarchie. la circulation n'est pas fluide, la poussière couvre les trottoirs et les nids-de-poule sur les chaussées et les ruelles forment un décor désolant. Nous avons mis une vingtaine de minutes pour traverser le centre-ville et prendre enfin la destination de Bouira que nous avons ralliée après une demi-heure de route.


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