Les familles sinistrées du glissement de terrain du mois d'avril dernier dans la commune de Taghzout, au nord de Bouira, ne savent plus où donner de la tête.
Elles attendent encore d'être recasées, et ce, après plus de deux mois passés dans une école primaire.
La situation demeure floue. La colère de ces sinistrés ne fait que s'exacerber. Ces derniers ont en effet, menacé de descendre dans la rue. «Si les autorités locales tardent à intervenir pour prendre en charge notre problème, nous serions dans l'obligation recourir aux actions de rue», dira un des chefs de ces familles. Les pères de ces familles indiquent qu'ils ne quitteront pas l'établissement scolaire où ils sont hébergés depuis le glissement de terrain tant que les autorités locales n'auraient pas répondu à leurs doléances. Ils menacent même d'empêcher les élèves de s'inscrire pour la prochaine rentrée scolaire dans le cas où les pouvoirs publics observent toujours une sourde oreille à leur égard.
Par ailleurs, l'inquiétude gagne encore beaucoup de jeunes célibataires parmi les sinistrés, notamment ceux ayant obtenu des décisions pour l'habitat rural mais qui ne peuvent construire leur maison tant que la menace d'éboulement sur la zone n'est pas écartée. Ils se demandent s'ils seraient recasés comme les autres.
Le chef de daïra de Haizer indique dans ce contexte que la décision est de ressort du ministère de l'Habitat, précisant qu'il est en attente de la réponse de ce département pour régler les problèmes des familles sinistrées. Ces dernières mettent en garde dans cette situation pour que les vrais sinistrés, c'est-à-dire ceux dont les maisons sont détruites, soient pris en charge en priorité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Cherarak
Source : www.elwatan.com