
Très belle entame des soirées ramadhanesques à Bouira. En ce début du mois de Ramadhan, et bien que les familles n'aient pas encore pris d'assaut les rues et autres lieux de loisirs du moins pas comme les précédentes saisons et cela s'explique selon beaucoup de familles par les examens de fin d'années du BEM et du bac qui sont prévus dans les jours à venir, ce jeudi, la maison de la culture Ali-Zamoum de Bouira a vraiment vibré au rythme des chansons de l'un des spécialistes du folk kabyle, Rabah Asma. N'ayant rien perdu de sa verve ni de sa jeunesse, Rabah Asma qui compte quand même près d'une quarantaine d'années de production artistique riche et variée, a enflammé la salle de la maison de la culture Ali-Zamoum de Bouira, pendant près d'une heure et demie en cette soirée de jeudi. Il faut dire que la nouvelle directrice de la maison de la culture Ali-Zamoum a réussi une certaine révolution dans les mentalités et surtout une nouvelle approche qui a été jusque-là ignorée ou jamais essayée par ces prédécesseurs, à savoir l'entrée payante pour ce genre de spectacles.Ce jeudi, l'entrée payante avec 200 dinars a largement permis aux organisateurs, qui ont toujours été débordés, de filtrer le public à l'extérieur mais pas que. Les familles qui ont toujours voulu se divertir et profiter de ces moments de joie et de détente ont eu cette fois l'occasion de voir le spectacle tranquillement et dans une salle bien remplie mais avec un public respectueux et très correct. D'ailleurs, le chanteur lui-même, Rabah Asma, a été surpris par le degré de maturité du public ; des centaines de jeunes présents à l'intérieur aux côtés de dizaines familles venues voir le spectacle, ont chanté et dansé sans aucun débordement notable.En somme, une soirée passée d'une manière agréable où les centaines de présents ont répété à l'envi et en chœur, presque toutes les célèbres chansons de l'artiste avec des dizaines de jeunes qui dansaient et se défoulaient sans aucun dépassement.Aussi, nous ne le répéterons jamais assez : la formule d'entrée payante a été une très bonne solution, cela même si des dizaines de jeunes désœuvrés et sans aucun sou sont laissés en rade à l'extérieur. La joie de ces dizaines de familles qui ont pu passer une agréable soirée en valait la peine et le sourire de la directrice à la fin du spectacle renseigne bien sur ce pari réussi.Cela étant et pour revenir au spectacle, disons que Rabah Asma, qui n'est plus à présenter, a réussi comme toujours à enflammer le public avec son style de folklore kabyle et ses chansons éternelles d'amour comme Fkigh-am Uliw (je t'ai offert mon cœur), Urigh Ism-m (J'ai gravé ton nom), Alnim (Tes yeux), Akhelkhal (Le collier), Amen-iyi ( Crois-moi), Lakhyal-im (Ta silhouette), etc. Autant de chansons très prisées et très connues des jeunes à travers les générations, puisque Rabah Asma, qui est né en 1962 a débuté sa carrière très jeune et dès le début des années 1980, il a réussi à se frayer un chemin parmi les ténors de la chanson kabyle comme Chérif Kheddam, Lounis Aà't Menguellet, Matoub Lounès, Takfarinas, etc.Ainsi, pour cette soirée mémorable de ce jeudi, Rabah Asma a puisé de son riche répertoire qui se compte parmi ses neuf albums, — en attendant le dixième dont la sortie est prévue pour le 4 juillet prochain – et ses 89 chansons avec cependant un penchant pour les chansons des derniers albums ; façon pour l'artiste de faire la promotion de ses nouveaux tubes avant la sortie, comme nous venons de le souligner, la sortie du 10e album qui promet pour les fêtes de mariage durant cet été.Par ailleurs, signalons que la direction de la culture, en coordination avec la Maison de la culture, a tracé un riche programme qui s'étale sur tout le mois de Ramadhan et qui verra la production de dizaines d'artistes de renom de la wilaya, comme Kamel Chenane prévu pour le 18 juin, Oujrih pour le 21 juin, les frères Gueham pour le 7 juin mais également Akli Yahiatène qui se produira le 15 juin prochain.Autant de rendez-vous qui remettent une belle ambiance et de belles soirées pour les familles bouiries surtout après la fin des examens de fin d'année et le stress qui les accompagne chez les parents et leur progéniture. Pourvu que le système d'entrée payante, qui permet le filtrage des gens qui y entrent et qui savourent vraiment l'art, soit maintenu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y Y
Source : www.lesoirdalgerie.com