
Depuis bientôt une semaine, une vingtaine de travailleurs de l'Office des périmètres irrigués (Opibo) campent devant l'entrée du siège de la wilaya de Bouira. Sur une banderole il est clairement écrit: «Nous réclamons nos 10 mois de salaire.» Cette situation est un cas d'école de ces administrations qui ne tiennent pas leurs engagements. Lors de la session APW pour l'exercice 2012, le wali, aujourd'hui muté à Ouargla, avait pris l'engagement avec les élus de régler définitivement le sort de cet Epic de wilaya. La solution alors préconisée était de rattacher cette unité à l'Agence nationale d'irrigation. Un siège a été dégagé à M'chedallah pour accueillir l'administration de l'Office avec la condition de reprendre les personnels, assainir la situation financière, les salaires impayés, les taxes fiscales et parafiscales... Tout le monde avait applaudi à cette initiative. Après plus d'une année, les ouvriers, le dernier maillon de la chaîne, attendent toujours. Leur avenir et celui de leur organisme sont toujours dans le flou total. L'autre grande déception pour les protestataires demeure le fait qu'aucun responsable n'a daigné les recevoir. Chaque matin, ils pointent devant le siège pour repartir le soir bredouilles. «Nous resterons là jusqu'à ce que notre cas soit élucidé», nous confiera un participant.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour MERZOUK
Source : www.lexpressiondz.com