
"Ils pensaient pouvoir refaire le coup du printemps arabe. Mais, nous, nous ne sommes pas concernés par ce printemps arabe, nous ne le connaissons pas et il ne nous connaît pas. D'ailleurs, nous allons bientôt célébrer Yennayer", a-t-il affirmé.Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a saisi, jeudi, l'opportunité d'une cérémonie de remise, par l'Onda, de droits d'auteur dus aux artistes au titre de l'exercice 2015 pour s'exprimer sur les émeutes du début de semaine dans la wilaya de Béjaïa.La solennité du ton en moins, comme toujours, malgré le tragique de la situation, Sellal, revenu à ses penchants pour le calembour, accusera des parties "anonymes" qui voudraient déstabiliser le pays. "Ils croyaient que nous sommes des moutons", a-t-il martelé, évoquant des "chargés de mission qui viseraient à déstabiliser l'Algérie". Abdelmalek Sellal a souligné que la tentative de déstabilisation a procédé de la même man?uvre que celle qui a ébranlé certains pays arabes en 2011. "Ils pensaient pouvoir refaire le coup du printemps arabe. Mais, nous, nous ne sommes pas concernés par ce printemps arabe ; nous ne le connaissons pas et il ne nous connaît pas. D'ailleurs, nous allons bientôt célébrer Yennayer", a-t-il affirmé. Le Premier ministre, ceci dit, a qualifié les actes de violence et de vandalisme, commis dans plusieurs communes de Béjaïa et de Bouira, "d'actes isolés menés par des minorités". Par ailleurs, il n'a pas manqué de saluer la réaction "positive" des jeunes et des familles, notamment sur les réseaux sociaux, citant faceboock et Twitter. "C'est une forte leçon de civisme", s'est-il enorgueilli. Il a rendu un hommage particulier aux organisations et aux partis politiques ayant, dit-il, manifesté à cette occasion une "maturité politique face à ces incidents". Rassuré par la non-adhésion à ce mouvement de révolte des citoyens du reste des régions du pays, ce qui a facilité le retour au calme dans les deux wilayas sus-citées, M. Sellal affirme que "l'Etat fera barrage à toute tentative de déstabilisation visant l'Algérie".Pour lui, ces incidents serviraient même de "leçon positive" qui devrait, a-t-il poursuivi, inciter son gouvernement à "travailler davantage". S'il reconnaît que le pays "vit une situation économique délicate", il ne s'entête pas moins à la qualifier de "situation maîtrisée". Il mise à ce titre sur "les engagements du président de la République et du gouvernement à satisfaire tous les besoins des citoyens". Il insistera une fois de plus en affirmant qu'"il n'y aura aucun recul concernant le volet social". Comme pour apaiser les esprits, M. Sellal fera encore appel au programme ambitieux de logements promis par son gouvernement. Il mise particulièrement sur les 120 000 logements AADL qui seront, selon lui, lancés cette année. Rappelant cet engagement, sinon cette promesse, le Premier ministre voudrait signifier que la politique du gouvernement n'est pas en cause dans ce qui s'est produit à Béjaïa.Avant lui, le ministre de l'Intérieur, Noureddine Bedoui, avait accusé "plusieurs parties à l'intérieur et à l'extérieur du pays qui voudraient attenter à la stabilité du pays et semer le doute parmi les Algériens", alors que le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, avait auparavant appelé la jeunesse à une "extrême vigilance pour prévenir les desseins des ennemis de l'Algérie".Farid Abdeladim
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Abdeladim
Source : www.liberte-algerie.com