La culture dans son état lamentable de parent pauvre, semble confinée dans son rôle réductif et folklorique aménagé, à souhait, par des responsables en charge de ce secteur sensible, qui sont plutôt animés par le besoin d'embellir la façade au lieu de s'attaquer au fond des choses, en donnant libre cours aux véritables culturalistes qui s'en trouvent résignés à leur tristes sorts, à défaut de pouvoir prendre le large et quitter le bled, en quête de cieux plus cléments. A Bouira, l'on n'y fait pas pour autant l'exception, puisque tout vient, pratiquement, à manquer en matière d'infrastructures et autres moyens qui sont de nature à servir la culture.Les opérations de charme et autres actions tape-à-l''il, ne trompent pas pour autant que le désert culturel régnant, dévoile une réalité poignante, où il est rare de rencontrer, au moins des cinéphiles, qui arborent le sourire jovial, du bon vieux temps, au sortir des salles de cinéma qui étaient encore ouvertes au grand public. Inutile ici, de commenter les raisons ayant été à l'origine de la fermeture des salles de cinéma mais, est-il est juste de signaler que ces lieux reconvertis en salles théâtrales sont, généralement, pour la culture ce que les chouafates sont pour la psychanalyse. Pour preuve, le volet du théâtre, ne se trouve pas pour autant mieux loti puisque l'on ne manque pas, hélas, d'enregistrer l'éclipse, des différentes troupes théâtrales, ayant marqué Bouira, durant le début des années 1990.Pourtant, les compétences ne sont pas ce qui manque. Pour l'artiste lambda, il suffirait d'une volonté politique d'améliorer les choses, pour donner libre cours à l'avalanche artistique qui est en dormance. Parmi les initiatives les plus attendues, il y a d'abord la remise en service des anciennes salles de cinéma réparties sur les différents chefs-lieux de daïras. Mais, faut-il dire que le problème, le véritable, n'est pas situé à ce niveau mais plutôt dans celui de mieux revoir la politique culturelle au niveau de cette wilaya. Une politique qu'il faut bien sortir des couloirs exigus de l'administration et la recentrer sur le volet humain en mettant à la portée des spécialistes et des amateurs, la charge de la culture.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ahcène Saoudi
Source : www.elwatan.com