les citoyens se sont retrouvés au milieu de bourbiers dus en partie à des avaloirs bouchés.
La pluie est arrivée avec son lot d'appréhensions. La semaine dernière, même si la pluviosité n'était pas conséquente, les citoyens se sont retrouvés au milieu de bourbiers dus en partie à des avaloirs bouchés. Plusieurs points de la ville ont constitué de vrais casse-tête pour les automobilistes et les piétons.
Depuis lundi soir, de fortes précipitations sont enregistrées aux quatre coins de la wilaya. Même si à l'heure où nous mettons sous presse aucune coupure de route n'est signalée, la crainte reste entière dans des zones connues pour être des régions inondables. A Aït Laâziz, pour ne citer que cette partie nord de la wilaya, les citoyens semblent craindre l'arrivée de ces pluies qui, l'année dernière, ont causé plusieurs glissements de terrain. Dans la région d'El Hachimia, les bidonvilles qui entourent cette localité au sud du chef-lieu restent un réel souci pour les responsables. Pour rappel, la semaine dernière, deux habitations ont connu des gros dégâts suite à la pression des eaux et même si, heureusement d'ailleurs, aucune victime n'a été signalée, l'abondance de l'eau peut entraîner d'autres éboulements. Pour pallier toute mauvaise surprise, des moyens importants ont été réquisitionnés par les communes, la Protection civile, le fournisseur d'énergie et l'administration. Ce qui complique davantage la situation est le vent. Toute la nuit du lundi, des rafales violentes ont accompagné lesdites précipitations. Bouira, de par sa situation géographique, reste une région à hauts risques et la vague de froid qui s'était abattue sur l'Algérie il y a deux ans est toujours dans les mémoires. Parce qu'elle reste une wilaya de transition entre le Centre, l'Est et le Sud du pays, elle doit bénéficier de moyens conséquents. L'installation d'un centre régional logistique des travaux publics est un effort des pouvoirs publics qui s'inscrit dans cette optique mais il reste insuffisant. Toute la partie Nord qui va de Lakhdaria jusqu'aux limites avec les wilayas de Béjaïa et de Bordj Bou Arréridj est une zone à forte pluviométrie et pouvant être recouverte de neige. Les oueds D'hous et Sahel longent la RN5 sur des dizaines de kilomètres.Les crues sont un réel risque. Il est peut-être temps d'inscrire une opération de calibrage des berges de ces oueds. La présence en amont du barrage Tilesdit a atténué le danger mais les riverains de ces affluents peuvent avoir de mauvaises surprises. Précisons enfin que ce bienfait du ciel fait aussi des heureux parmi les céréaliers qui commençaient à s'interroger. Toutefois, la campagne labours-semailles a commencé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour MERZOUK
Source : www.lexpressiondz.com