Avec le glissement imposé par l'évolution des techniques, des mass media aux NTIC, et dans une société où les individus ont une demande exorbitante de communication, force est de constater que de la grande presse à l'ordinateur, les moyens d'information et de communication se sont multipliés et diversifiés.Aussi, si l'information, prise dans son sens strict, peut être définie comme la circulation de messages dont le contenu, transporté d'un lieu à un autre, modifie et enrichit la «connaissance» qu'ont les agents sociaux de leur monde, il n'en demeure pas moins que la communication, quant à elle, institue le lien social comme tel, avec ses obscurités, ses constructions identitaires et ses dynamiques de reconnaissance. Ainsi, c'est par le débat et donc par un nouveau type de communication qu'y seront construits et légitimés le lien social et le vivre-ensemble. Cela dit, mettre à profit les progrès technologiques au niveau de la presse toutes catégories confondues a été le mot d'ordre du ministre de la Communication, Djamel Kaouane, qui a appelé, samedi depuis Bouira, les médias et la presse écrite ainsi que la presse électronique à œuvrer pour «la création d'un paysage médiatique algérien fort et de référence».
Dans son intervention au cours d'un point de presse, le ministre a mis en avant l'impérieuse obligation pour les différentes catégories médiatiques, «d'être au diapason de l'évolution technologique et numérique afin d'œuvrer pour un paysage médiatique algérien fort». Cette nouvelle impulsion demeure le véritable défi à relever, selon le ministre qui a également souligné l'impératif d'approfondir la réflexion et le dialogue sur le champ et l'organisation médiatique en Algérie, afin de faire face au phénomène universel qui sont les réseaux sociaux. «Un paysage médiatique professionnel et de référence avec un contenu algérien diversifié qui n'a pu être réalisé par les anciennes générations, et ce en dépit du soutien de l'Etat aux médias et des progrès technologiques», a regretté le ministre, avant d'expliquer que «le journaliste aujourd'hui est en train d'être déclassé par le phénomène des réseaux sociaux».
Ainsi, et pour la création d'un paysage médiatique de référence, combien serait-il nécessaire d'avoir une «une presse privée forte et une presse publique puissante», a estimé le ministre. Par ailleurs, et en réponse à une question sur les difficultés financières et les problèmes juridiques auxquels est confrontée la presse électronique en Algérie, le ministre a expliqué que le problème ne se pose pas au niveau de la législation, car, a-t-il précisé, «la loi organique sur l'information porte sur plusieurs points régissant la presse électronique» ; toutefois, «le problème réside dans le fait que certains journaux électroniques sont créés sans que leurs concepteurs ne prennent en charge les modèles économiques de leurs sites en quête de publicité».
Dans ce contexte, le ministre a réaffirmé la volonté et l'engagement des pouvoirs publics à accompagner et encadrer si nécessaire cette presse, sans toutefois lui assurer une rente publicitaire. «Il n'en est plus question», a précisé Kaouane, et ce, avant d'appeler les propriétaires d'un journal électronique à penser d'abord au modèle économique de leur site pour faire face à toute difficulté financière. Dans ce registre, le ministre a également assuré que son département était en train de réfléchir afin de trouver une formule permettant d'accompagner cette presse et lui trouver un cadre économique adéquat.
Pour ce qui est du fond d'aide à la presse écrite Djamel Kaouane a précisé que le dossier était en cours d'étude et qu'il allait être créé bientôt. Enfin, abordant la question liée à la carte du journaliste professionnel, le ministre a indiqué que son département avait assaini le fichier national, tout en expliquant que c'est l'autorité de régulation de la presse écrite (ARPE) qui prendra en charge l'attribution de ces cartes aux journalistes. Dans ce sens, dira-t-il à propos de l'ARPE : «Tout est fin prêt» pour son département, qui a achevé la préparation de son travail institutionnel. «Nous attendons nos collègues de la presse écrite pour parachever ce dossier et nous sommes en train d'intensifier nos efforts, nous allons y arriver».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chérif Abdedaïm
Source : www.lnr-dz.com