Le secrétaire national du FFS, Ali Laskri, a animé hier samedi un meeting populaire au niveau de la Maison de la culture «Ali Zaamoum» à Bouira.
Après les interventions de Bettatache Ahmed, tète de liste du parti à Bouira et le deuxième, Derradj Saïd, il lancera d'entrée, que malgré la libération de l'Algérie, il y a déjà 50 ans, les Algériens ne le sont toujours pas. Pour lever tout amalgame sur la participation du FFS aux législatives, il dira que tout a été décidé en concertation avec la base militante, une décision souveraine en accord avec Hocine Ait Ahmed. C'est un choix stratégique pour lutter contre le pouvoir dictatorial, ainsi que le contexte régional fragilisé. L'Algérie, poursuit Laskri n'est pas à l'abri d'une intervention étrangère comme c'est le cas dans les pays voisins, tout se fait pour créer des problèmes et chasser la cohésion en Algérie pour intervenir et tirer profit des richesses du pays. Il reviendra sur le parcours du parti depuis l'Etoile nord africaine, et le rôle jouer par Hocine Ait Ahmed, zaïm charismatique du plus vieux parti de l'opposition pour l'indépendance, la liberté, la démocratie. Poursuivant sur sa lancée, il dira que le pouvoir défaillant a tout fait pour diviser et déstabiliser le pays, poussant les jeunes au suicide, à s'immoler par le feu ou à fuir le pays au péril de sa vie, allusion au phénomène de Harraga. La moitié des Algériens vit dans la misère et la pauvreté, alors qu'il y a des milliards de dollars de réserves de change. Au lieu d'investir, le pouvoir fait en sorte de chasser les Algériens de leur pays, ou encore d'acheter la paix sociale dans de faux investissements sans perspective économique durable. Tout en considérant qu'il n' y a jamais eu d'alternance depuis l'indépendance, il appellera à la mobilisation générale pour un changement pacifique, pour la primauté du politique, considérant que les détenteurs du pouvoir sont dans le K.-O. et mènent le pays droit vers l'impasse. Pour Laskri, seul le contrat national démocratique et global pourront garantir d'aller vers une deuxième République prospère. Il rendra hommage aux syndicats autonomes qui ont brisé le mur de la peur. Il établira un constat amer de la situation prévalant en Algérie à cause de l'absence de l'Etat, caractérisée par l'échec de l'école, la prolifération du banditisme, la violence, la hogra, la corruption, etc. Il mettra en évidence quelques points du programme du parti, à savoir une véritable économie sociale, la protection des entreprises publiques stratégiques, la privatisation des entreprises défaillantes, les droits sociaux pour l'ensemble des Algériens, la répartition des richesses, lutter pour assurer une sécurité alimentaire et la sécurité territoriale, notamment. Il clôturera son meeting en fustigeant les militants qui «ont lâché le parti» et font tout pour ternir l'image du parti et celle de Hocine Ait Ahmed.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Adjaout
Source : www.lnr-dz.com