Bouira - Revue de Presse

Massacre des bonnes terres à Bouira : La loi d'orientation agricole attendue



Le massacre des bonnes terres ne sera plus permis. Désormais, il faut compter avec la loi d'orientation agricole, qui entrera bientôt en vigueur. Rachid Ben Aïssa, ministre de ce secteur qui était présent, la semaine dernière, au Salon du mouton et au terme de sa visite, a profité pour accorder un point de presse et a déclaré sans ambages : « Les terres agricoles seront préservées de tout projet qui sera localisé sur leur sol. » Le ministre qui s'est, par ailleurs, félicité de la qualité d'organisation de ce salon, qui lui a permis de se faire, à travers les différents échantillons représentés, une idée générale de la diversité des cultures pratiquées de façon intensive et extensive dans la wilaya, de l'élevage ovin, bovin, équin, caprin et des différents programmes tendant à promouvoir le développement rural, a tenu à rassurer les céréaliers sur le dispositif RFIG qui accompagne ces derniers, tout au long de la campagne labours-semailles. Quant aux conditions imposées par la BADR, la banque qui met en place ce dispositif, et que les agriculteurs spécialisés dans la production céréalière considèrent comme autant d'entraves à l'accès de ce crédit, le ministre les a exhortés à montrer plus de coopération de manière à rassurer cette institution financière sur leur foi de client sérieux et solvable.Quant à l'attestation de mise à jour délivrée par la CASNOS, une pièce exigée dans le versement du dossier pour l'éligibilité au dispositif RFIG et que certains agriculteurs ne peuvent produire, étant déjà à la retraite, par exemple. Le ministre conseille simplement de faire valoir auprès de la banque leur qualité de retraité en produisant la carte qui l'atteste. Mais où le bât blesse, c'est que la mise à jour vis-à-vis de la CASNOS pose problème pour beaucoup d'agriculteurs qui depuis plusieurs années essuient les revers infligés par une sécheresse endémique. De ce fait, sur les 1660 céréaliers qui tablent cette année sur le dispositif pour mener leur campagne labours-semailles (ce chiffre nous a été fourni par une source bien informée à l'ouverture de ce salon dédié à l'élevage ovin), le dispositif n'a pu profiter qu'à 217 postulants, alors que 9 dossiers parmi les 226 enregistrés sont à l'étude. Ces chiffres ont été affichés par la BADR qui a tenu à marquer sa présence à ce salon en sa qualité de partenaire de nombreux producteurs.Au sujet du système de régulation SYRPALAC qui, selon le ministre, tend à prendre en compte l'intérêt du consommateur, en empêchant les prix de grimper vertigineusement, par une alimentation régulière du marché chaque fois que la tension commence à monter sur un produit, et l'intérêt du producteur en lui permettant de conserver sa production et de l'écouler au moment où les prix sont les plus avantageux, pour lui mobiliser des chambres froides. Il n'empêche que le malentendu est parfait et le ministre compte sur la presse pour le dissiper. Certains patatiers croyant de bonne foi que l'Etat qui a loué les chambres froides pour leur venir en aide, leur a acheté leur produit en exigeant d'être payés. D'où la colère de ce producteur, qui se sentant floué par le propriétaire de la chambre où il a déposé son produit, a demandé à être reçu par le ministre pour exposer son problème. Interrogé sur la hausse du prix de la pomme de terre sur le marché, alors qu'en principe le système en question aurait dû jouer par ramener et maintenir le prix à une hauteur abordable pour les petites bourses, le ministre a prétendu que la régulation a fait son effet et que sans cela, le kilo de pomme de terre aurait fait 100 DA sur le marché.
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