Bouira - A la une

Marée humaine hier dans les rues de Bouira : La rue maintient la flamme de la révolte populaire



La rue continue de rejeter toute proposition de sortie de crise émanant du clan au pouvoir, et du chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune.En effet, et comme il fallait s'y attendre, ils étaient des milliers de citoyens à sortir, hier, pour manifester dans les rues de la ville de Bouira, maintenant ainsi la flamme de la révolte populaire et de la mobilisation citoyenne. Les manifestants qui ont rejeté et l'élection du président de la République, et la composante de son gouvernement, ont «récidivé», à l'occasion de la marche populaire du 47e vendredi, le deuxième de l'année 2020 en appelant au départ du système.
La foule qui a exprimé son rejet de la révision de la Constitution, «en profondeur», présentée comme étant l'un des chantiers du président Abdelmadjid Tebboune, qui a mis en place une commission d'experts, visant à élaborer des propositions, a repris les mêmes et les traditionnels slogans du mouvement, tout en appelant à la libération du reste des détenus d'opinion et politiques. «Nous devons rester mobilisés pour que les personnes envoyées arbitrairement et sur un coup de téléphone en prison puissent retrouver la liberté.
Des figures de proue de notre mouvement croupissent encore dans les geôles du régime et sont même isolés dans des cellules», dit en colère un manifestant brandissant une pancarte sur laquelle est écrit : «Le hirak continue jusqu'au bout !»
La foule, qui a par ailleurs un scandé des slogans hostiles au régime, comme «Pouvoir assassin !» et «Système dégage !», a marqué des haltes devant les deux sièges représentants des deux partis politiques, le RND et FLN, les qualifiant de «traîtres».
Des manifestants ont aussi exigé des enquêtes sur la corruption au niveau local. «Où sont passées les enquêtes annoncées au début de la révolte populaire '» se demande un manifestant averti. «Le gang du régime sévit toujours et continue de dilapider les richesses du pays au vu et au su de tout le monde», a-t-il ajouté.
Sur d'autres pancartes brandies hier par la foule qui a sillonné dans le calme les rues de Bouira, on pouvait lire : «Le régime militaire qui se dissimule derrière la façade civile est un secret de polichinelle», «Bonne année 2970, Révolution pacifique continue» «Si le hirak réussit, c'est toute l'Algérie qui réussira !»
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)