Bouira - Revue de Presse

Mainmise !



Beaucoup de spécialistes de la balle ronde imputent, à juste titre, les malheurs du football algérien à Hamid Haddadj, oubliant dans la foulée que l'inamovible président de la FAF a fait des émules, lesquels, tapis dans des clubs, font des ravages dans l'impunité la plus totale. A Bouira et dans d'autres wilayas du pays, des clubs, toutes divisions confondues, sont tenus d'une main de fer par des présidents qui sont au sport ce que les bouchers sont à la chirurgie.Ces présidents ont d'abord usé et abusé d'une manne financière sans précédent pour se faire des amis bien placés, au cas où' Après quoi, ils ont utilisé « leurs » amis pour mater quiconque oserait leur apporter la contradiction, y compris dans le milieu de la presse locale. Combien de fois, en effet, n'a-t-on pas vu de bons correspondants de presse devenir subitement persona non grata dans leurs journaux, le président du club local ayant usé de ses connaissances corrompues. Mais tout cela n'est pas grave, comparé à l'autre procédé auquel recourent certains présidents.Ils envoient tout simplement des voyous faire peur à ceux qui les dérangent, moyennant « tchipa ». Heureusement que même les voyous savent qui sert le sport et qui se sert du sport dans leur ville. Cela dit, il est à se demander pourquoi on ne tolère jamais la pratique de la médecine aux non-médecins, le pilotage aux non-pilotes, mais on tolère que des quidams s'entourent d'autres quidams et accaparent un club sportif pour faire de lui ce que bon leur semble. Pour la petite histoire, dans la wilaya de Bouira, des employés de l'administration locale et de l'Education nationale sont aux commandes d'un club depuis 10 ans, alors que des conseillers en sport, des techniciens et d'anciens joueurs se limitent à faire de « l'opposition ».Résultat des courses : ce club n'arrive plus à former comme jadis des sportifs de haut niveau. Pire encore, il n'arrive même pas à former des joueurs capables de défendre les couleurs de l'équipe de football, laquelle évolue désormais avec 10 joueurs achetés sur 11, quand ce n'est pas carrément 11 sur 11. Que dire encore du football algérien, sinon qu'il est vraiment temps de rendre à César ce qui appartient à César, pour paraphraser, autrement dit les Belloumi, Kaci Saïd, Kouici, Bencheikh et bien d'autres'
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