Ce qui se passera après le 31 août
La Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée en septembre 2005 par référendum, a offert aux terroristes, encore en activité dans les maquis, une année (septembre 2005/août 2006) pour faire leur repentir et revenir aux girons de la société.
Des sources informées ont indiqué que le gouvernement passera à une vitesse supérieure dans la lutte contre le terrorisme, passé ce délai offert aux terroristes de quitter les maquis. Parmi les dispositions prises par les services de sécurité dans ce cadre, l’instauration d’une sorte de couvre-feu dans les 7 wilayas où les terroristes continuent de sévir. Il s’agit, d’après les mêmes sources, de Médéa, Bouira, Boumerdès, Tizi-Ouzou, Aïn-Defla, Chlef et Tissemsilt. Des informations font état que dans des cas jugés «urgents», les services de sécurité chargés de ces opérations de lutte antiterroriste pourraient demander la suspension momentanée des transmissions téléphoniques afin d’éviter les contacts entre les terroristes car, le cas échéant, cela pourrait faciliter leur fuite. Maintenant que le ministre de la Justice a garanti qu’il ne sera pas question de donner une autre chance aux groupes terroristes de déposer les armes au-delà du 31 août 2006, force est de conclure que les ratissages qui se préparent et qui seront opérés début septembre seront une manière d’éradiquer définitivement les hordes terroristes encore capables de semer la mort. La preuve en a été donnée à Tipaza, le 11 juillet dernier. En effet, à un mois seulement de la fin de la période de grâce accordée aux terroristes en activité, une nette recrudescence du terrorisme est constatée ces dernières semaines. Plusieurs actes commis à l’instar des sept militaires tués dans une embuscade à Ahnif (Bouira), cinq personnes assassinées dans un faux-barrage à Blida, des attentats à l’explosif répétitifs dans la wilaya de Boumerdès, et la dernière agression du genre a été enregistrée, dans la nuit du 10 au 11 juillet, à Gouraya (Tipaza), contre un camping familial de Naftal, où cinq individus ont trouvé la mort. Au moins une trentaine de morts sont recensés chaque mois, avec des pics allant parfois jusqu’au double de la moyenne annoncée. Pour le ministre de l’Intérieur, il s’agit de «diversion face à la campagne menée contre les terroristes par les services de sécurité dans les régions montagneuses de cette wilaya».
Zerhouni, comme pour préparer les esprits à l’offensive que mèneront les services de sécurité dans quelques semaines, a déclaré récemment que «la politique de la lutte contre le terrorisme se poursuivra même après la fin de l’échéance de la mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale».
Rappelons, enfin, que la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée en septembre 2005 par référendum, a non seulement levé toutes les poursuites contre les islamistes impliqués dans les actes de terroristes mais a également offert aux terroristes encore en activité dans les maquis, une année (septembre 2005/août 2006) pour bénéficier de la mansuétude de la République. Passée cette date, «nous les combattrons par tous les moyens», a dit le ministre de l’Intérieur.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com