Le projet de dédoublement autoroutier de Sour El-Ghozlane, sur une distance de 31 kilomètres et lequel reliera à terme cette ville à l'autoroute Est-Ouest, devrait être réceptionné dans la première décade du mois de septembre, a-t-on appris auprès des services de la direction des Travaux publics (DTP) locale.En effet, après des mois d'arrêt, notamment suite au gel des avoirs du groupe ETRHB de Ali Haddad, ce projet connaît une cadence des plus soutenue et les équipes de réalisation travaillent d'arrache-pied, dans le but de livrer ce projet le 10 septembre.
"Nous comptons livrer la totalité de ce tronçon d'ici le 10 septembre prochain", affirment les services de la DTP de Bouira qui supervisent le déroulement des travaux. La même source souligne également que le retard enregistré pour ce dédoublement est lié à "des contraintes techniques et financières".
Il est vrai qu'actuellement, pratiquement l'ensemble du tronçon est opérationnel. Il ne reste que deux ouvrages d'art à achever entre El-Hachimia et Sour El-Ghozlane, ainsi que la mise en place de la signalisation horizontale et verticale. Au cours de sa dernière visite sur site, le wali de Bouira, Mustapha Limani, avait fait état de son mécontentement quant à la cadence des travaux, qu'il avait jugé insuffisante.
À ce sujet, il avait déclaré qu'à terme il devra relier l'actuelle zone industrielle de Sidi-Khaled à l'autoroute Est-Ouest, mais aussi faciliter le trafic routier entre les régions des Hauts-Plateaux et le nord du pays, et enfin, comme l'avait suggéré l'ancien ministre des Travaux publics, Abdelkader Kadi, faire que ce dédoublement soit relié à la 4e rocade reliant Tablât à Boussaâda, en passant par Bordj Bou-Arréridj.
Ce projet, fut lancé, faut-il le rappeler, en 2012 et auquel un montant de 4 milliards de dinars a été alloué, puis doté d'une seconde rallonge de 1,5 milliard de dinars, une troisième rallonge fin 2016 avoisinant les 800 millions de dinars, et enfin la récente rallonge de 150 millions de dinars, pour une durée de réalisation qui ne devait pas excéder les 36 mois.
Autrement dit il aura coûté aux caisses de l'Etat près de sept milliards de dinars, pour un résultat qui peine à voir le jour.
RAMDANE B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane BOURAHLA
Source : www.liberte-algerie.com