Les villageois d'Ouled Allal, relevant de la commune de Djebahia, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Bouira, ont protesté en fin de semaine dernière, devant le siège de leur APC. Une délégation, composée d'une cinquantaine de personnes, s'est, en effet, déplacée afin de rencontrer le P/APC et lui exposer certaines carences qui subsistent encore au niveau de leur bourg. Parmi les principales revendications de ces citoyens en colère, il y a entre autres le raccordement de leur village aux réseaux AEP et du gaz naturel, ainsi que l'électrification. Ce dernier point a en effet de quoi étonner, puisque selon certains protestataires, dans certains foyers, on continue à s'éclairer à la bougie. "Je vous assure qu'on s'éclaire à la lumière de la bougie ! Oui, on est en 2019 et on n'a pas d'électricité. Notre bourg a, et sans exagération aucune, plus de 50 ans de retard !", s'exclame un manifestant qui brandissait l'emblème national. Il est vrai que ce village, de près de 2000 âmes, est laissé à l'abandon, depuis plusieurs années. Cet état de fait provoque chez la population un sentiment de marginalisation et d'exaspération. "Depuis plus de cinquante ans, notre village n'a bénéficié d'aucun plan d'aménagement. Nous sommes isolés et nous manquons de tout", souligne-t-on. Concernant le raccordement au réseau d'AEP, les manifestants ont noté le fait que plusieurs demandes ont été introduites auprès des services concernés, dans l'hypothétique espoir d'un raccordement. En vain. "On est encore et toujours réduits à nous approvisionner en eau à partir d'une source située à une dizaine de kilomètres en contrebas", dira Islam, un jeune homme qui ne savait plus comment exprimer sa colère. Selon certains villageois, les autorités de la wilaya s'étaient pourtant engagées à accélérer les travaux de raccordement au réseau d'AEP à partir du barrage Koudiat Acerdoune, sis dans la commune voisine de Maâla. "On nous a promis, depuis 2011, que notre localité allait être raccordée aux eaux de ce barrage. 8 ans plus tard, on est toujours obligés de parcourir des kilomètres, traînant des jerricanes à bout de bras. C'est absurde !", se sont-ils insurgés.R. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com