Malgré le lancement depuis fin 2018 de l'opération d'intégration des jeunes recrutés pendant les années 2000, dans le cadre des dispositifs de pré-emploi, celle-ci et après plus de deux ans depuis son lancement, piétine toujours.Mardi encore, des dizaines de jeunes, hommes et femmes, pour la plupart des pères et mères de famille ayant pour certains d'entre eux plus de 10?ans d'ancienneté dans leurs postes, ont observé un sit-in devant le portail du siège de la wilaya de Bouira, dans l'espoir de voir le wali, ou l'un de ses représentants et lui faire part de leurs inquiétudes face à ce retard dans leur intégration. Sur place, et tout en nous rappelant qu'ils ne font partie d'aucun syndicat et qu'ils sont là pour parler d'une manière collective au nom de tous les travailleurs et fonctionnaires des différents services de la wilaya, pour exiger plus de transparence dans cette opération d'intégration. Selon eux, même si l'intégration a démarré depuis plus de deux ans, celle-ci se fait dans une opacité totale. Personne ne sait qui intègre qui et sur quel critère. À notre question sur le fait que les premières intégrations lancées dès fin 2018 avaient touché les préemplois ayant plus de 8 ans d'ancienneté dans le poste, des femmes présentes sur place déclarent que certaines d'entre elles ont plus de 14 ans d'ancienneté, mais ne sont toujours pas intégrées. D'autres dénoncent le fait que des collègues qui cumulent moins de 8 ans auraient été intégrés avant ceux qui travaillent depuis plus de 10 ans.
Au sein de la Direction de l'éducation qui possède l'un des plus grands nombres de fonctionnaires dans le préemploi et qui est concernée par plus de 3?000?postes d'intégration sur les 60 000 que compte la wilaya, certaines femmes nous signalent l'absence totale de dialogue avec la DE, et ce, même si le directeur de l'éducation a avancé récemment le chiffre de 800 postes disponibles pour cette catégorie d'emploi. Un chiffre en deçà des attentes des milliers de préemplois du secteur, et surtout des licenciés dont les postes administratifs qui leur sont alloués ne dépassent guère la vingtaine. D'où les propositions de leurs représentants qui exigent auprès de la commission de wilaya chargée du dossier, une transparence totale dans l'opération et l'intégration des licenciés dans des postes administratifs des autres secteurs. Cela étant, rappelons que le directeur de l'emploi qui s'exprimait sur les ondes de Radio Bouira, les a appelés à plus de patience, en leur rappelant que toutes les personnes recrutées dans le cadre du préemploi seront intégrées.
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com