Bouira - A la une

Les transporteurs dans le flou



La reprise a été timide dans certaines régions concernant les lignes assurant les dessertes vers le chef-lieu de wilaya, à l'instar de M'chedallah, Lakhdaria et Aïn Bessam.Les transporteurs de voyageurs de la wilaya de Bouira, qui ont repris du service dimanche dernier après un arrêt d'activité de plus de quatre mois à cause de la pandémie de Covid-19, sont dans le flou total. En plus des mesures de prévention de la propagation du coronavirus visant à préserver la santé de leurs clients, les transporteurs sont contraints de réduire le nombre de voyageurs de moitié pour assurer une bonne distanciation dans les bus. Les professionnels du transport de voyageurs se sont opposés dans un premier temps à ces mesures qui ont été prises par le gouvernement. Ils ont donc décidé de ne pas reprendre du service. Après moult discussions avec le bureau de l'Unat (Union nationale des transporteurs algériens), plusieurs transporteurs ont accepté de reprendre le travail. Ainsi, cette reprise n'a été possible qu'après un engagement de la direction des transports de wilaya de rappeler les bus de l'Entreprise du transport urbain (Etub) qui assurent gratuitement depuis des semaines plusieurs dessertes, selon Azizi Boualem, président du bureau de l'Unat à Bouira. "On s'est mis d'accord avec la direction des transports d'arrêter les bus de l'entreprise publique Etub, qui assurent les dessertes gratuitement vers plusieurs destinations.
Les transporteurs ne cessent d'interpeller les autorités concernées. Ils ne peuvent pas travailler dans ces conditions. Pour les convaincre de reprendre le travail, il nous a fallu beaucoup d'efforts", a déclaré le président du bureau local de l'Unat. Ainsi, les transporteurs ayant repris dimanche dernier affirment que la recette en fin de journée est maigre comparativement à la période d'avant la pandémie. Pour que le bus de quatorze places se remplisse, il faut attendre près d'une heure au quai. "Ça m'arrive de rentrer à la station à 11h et de ne sortir que vers 15h.
Les voyageurs se font rares ces jours-ci. Les gens ne sortent plus depuis le début de la crise sanitaire. Nous sommes toute la journée sur les routes et à la fin, on risque de ne pas rembourser les frais du carburant, et ce, après quatre mois de chômage forcé", affirme un transporteur. C'est ce qui a fait que la reprise est timide dans certaines régions concernant les lignes assurant les dessertes vers le chef-lieu de wilaya, à l'instar de M'chedallah, Lakhdaria, Aïn Bessam, etc. Les transporteurs de Sour El-Ghozlane, quant à eux, devraient reprendre aujourd'hui, selon M. Azizi. En ce qui concerne les transporteurs de l'inter-wilaya, le président de l'Unat a tenu à souligner qu'aucune date n'a été prévue pour la reprise.
"Le syndicat va saisir le président de la République via le ministre des Transports. Si aucune réponse n'est accordée sous huitaine, que ce soit pour la date de reprise ou les indemnités au profit des professionnels, une action de protestation nationale sera organisée", souligne le syndicaliste. Par ailleurs, M. Azizi a tenu à dénoncer fermement les agissements de quelques transporteurs à Bouira qui ont décidé d'augmenter les prix du ticket en ces temps de pandémie. Il y des transporteurs qui veulent profiter de la situation en obligeant leurs clients à payer 50 DA la place, notamment à Ath Laâziz et les transporteurs assurant la ligne Bouira-Tikboucht. "Si nous voulons une augmentation du prix, il faut que ce soit étudié et organisé. Il faut que ces transporteurs sachent que tout le monde est touché par la pandémie. La direction des transports a été saisie mais aucune décision n'a été encore prise", a déclaré M. Azizi.
Ali CHERARAK
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