Bouira - A la une

Les services de sécurité sensibilisent



Après plusieurs arrêts des cours dues au Covid 19, la scolarité semble reprendre de nouveau, dans un climat réconfortant, en effet, la pandémie est à son plus bas niveau. Toutefois les parents d'élèves semblent toujours inquiets concernant la sécurité de leurs enfants. Une inquiétude loin du Covid-19. Il s'agit de ce fléau qui n'arrête pas de prendre de l'ampleur, la consommation et la commercialisation des psychotropes sous toutes ses formes. Même si, en petites quantités, les services de sécurité, tous corps confondus, n'arrêtent pas de mettre la main sur des réseaux investis dans ce créneau, ceci grâce à leur vigilance et aussi la collaboration des citoyens via les numéros verts. Un constat est fait par ces corps de sécurité; « les citoyens nous sont d'un grand apport», laissent-ils entendre via les numéros verts. La conscience du citoyen à combattre ce fléau et la confiance faite aux services concernés a permis l'arrestation de plusieurs individus, parfois en flagrant délit. Le bilan de la sûreté de wilaya de Bouira, pour le mois de janvier écoulé fait état de la présentation de pas moins de 130 dossiers aux instances judiciaires compétentes.À cet effet, le wali de Bouira a procédé également à l'installation d'une commission de wilaya pour la lutte contre les gangs, toutes criminalités confondues et une cellule d'écoute au numéro vert 11 00.
Le docteur Kamel Manane, psychologue clinicien, chargé de cette cellule, explique qu'il s'agit d'un espace d'écoute au niveau de la Dops de Bouira. La section reçoit quotidiennement des appels auxquels répondent des psychologues, spécialisés en la matière. Nous avions rencontré Kamel Manane lors d'une campagne de sensibilisation organisée par l'association des parents d'élèves du CEM Djelidi Mohamed de Chorfa. Sensibilisation au profit des élèves de ce collège à laquelle ont pris part d'autres acteurs pouvant expliquer au mieux tout ce qui se rapporte à la drogue et à la toxicomanie. À l'instar des officiers de la police scientifique, des imams des mosquées, médecins et psychologues. Les communications étaient tellement attractives et surtout riches en informations, que les élèves les suivirent avec une grande attention. Un débat fut organisé à la fin des travaux, ce qui nous a été donné de constater que, réellement, les élèves sont bien conscients de la gravité des fléaux qui les guetteraient. Ils cherchaient à comprendre au maximum les différentes formes de ces substances toxiques, afin de le reconnaître et de les éviter.
Les intervenants, chacun dans son domaine ont traité le sujet. Le psychologue avec une méthode interactive, a réussi à faire parler les apprenants et à répondre à toutes leurs questions. Il s'est même étalé, dans son intervention, afin d'expliquer aux élèves les vertus d'une «bonne écoute», qui leur permettra de mieux assimiler leurs cours. De son côté, l'officier de police judiciaire est revenu sur la lutte contre ce fléau, il a expliqué aux élèves qu'avant la répression, la police accorde un énorme intérêt à la sensibilisation et l'impact de celle-ci serait bien meilleur, en effet, cela contribuera à la bonne éducation du jeune, «on préfère que les jeunes s'éloignent de la drogue par conviction et par connaissance de ses méfaits que l'éviter par crainte de se faire arrêter». Les imams rappellent que l'homme, contrairement à l'animal, est doué de raison et que toute substance susceptible de nuire à cette dernière ne serait que bannie. Il cite, par ailleurs, des histoires en rapport, réelles pour mieux attirer l'attention des élèves. Enfin, le directeur de l'établissement et le président des parents d'élèves affirment que «mieux vaut prévenir que guérir, « nous assistons souvent et nous lisons dans la presses des histoires tellement dangereuses en milieu juvénile, c'est pour cela qu'on avance la main dans la main pour assurer la meilleure protection à nos enfants»
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