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Les retraités attendent leur prime de départ



Les retraités attendent leur prime de départ
Dans d'autres administrations du même pays, régies par les mêmes lois, les enfants des retraités sont prioritaires au recrutement à l'unique condition d'avoir le profil.Un grand nombre d'enseignants et personnels de l'Education nationale partis en retraite lors de l'exercice 2014 s'inquiètent quant aux suites données à leur prime de départ. Après plus de 11 mois ils ne voient rien venir.Les personnels de l'éducation bénéficient d'une prime de 250.000 DA. Ce pécule à la charge de l'employeur, est attribué par la commission des oeuvres sociales du même secteur.Une liste comprenant la totalité des partants avait été affichée l'année dernière mais au grand étonnement des bénéficiaires, seule une partie a encaissé la somme.La période actuelle se caractérise par le récent renouvellement des instances locales et nationales de cet organisme. Bouira aura une nouvelle fois la caractéristique de vivre une phase de turbulences surtout qu'un candidat ayant échoué lors du vote vient de recourir à la chambre administrative pour faire valoir ses droits. Ce recours risque de bloquer l'installation du nouveau bureau et par conséquent la régularisation des plaignants. Précisons que du temps de la gestion par la Fnte, affiliée à l'Ugta, cette commission des oeuvres sociales est restée des années en suspens pour des affaires de justice et de compte bloqué.Les retraités qui réclament un dû, demandent l'intervention de la tutelle et exigent à que l'employeur prenne ses responsabilités, surtout que la cotisation est un prélèvement à la source.«Le directeur de l'éducation, en sa qualité de premier responsable du secteur et par conséquent le garant des droits de ses administrés, doit prendre une décision et régulariser notre situation» nous confiera un ancien enseignant d'anglais. Pour un autre plaignant, la situation est dramatique.«Quand sous d'autres cieux on attribue au fonctionnaire mis en retraite jusqu'à 3 millions de dinars, notre secteur nous offre des miettes et nous donne limpression d'être des mendiants. C'est là une drôle de manière et de façon de récompenser ceux qui auront sacrifié toute leur jeunesse au service de l'enseignement et de l'éducation. En plus de la nécessité d'augmenter cette prime, nous exigeons à ce qu'elle soit attribuée un mois après le départ» nous dira un ancien cadre de la direction de l'éducation. L'ancien bureau des oeuvres sociales rejette la balle sur la commission nationale qui détermine le nombre de bénéficiaires selon ses moyens financiers. A cela les plaignants ripostent et se demandent pourquoi cette commission nationale octroie des prêts pour l'achat de véhicules, des prêts pour l'achat de logements, mais aussi des voyages à l'étranger, aux Lieux Saints pour des fonctionnaires actifs et écartent totalement les retraités de ces faveurs. «Dès que le fonctionnaire de l'éducation part en retraite il est oublié et renié par ses semblables. Dans d'autres administrations du même pays, régies par les mêmes lois, les enfants des retraités sont prioritaires au recrutement à l'unique condition d'avoir le profil.Un retraité de l'éducation ne peut pas inscrire son petit-fils dans un établissement de son choix» nous confie le professeur d'anglais. La ministre de l'Education qui s'est engagée à rendre à l'enseignant et à l'école la place qui leur échoit dans la société ne doit pas oublier les retraités de son secteur.


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