
La pomme de terre, ce tubercule à large consommation indispensable dans le mets des Algériens, fait de nouveau parler d'elle.Ce n'est pas pour sa disponibilité ou prix, puisque ce dernier est largement disponible dont le prix oscille entre 50 ? 60 DA, abordable selon les ménages. Le problème se pose au niveau des mécanismes de son stockage et son écoulement pour éviter sa rareté et flambée de son prix dans les mois creux au grand bonheur des spéculateurs. On se rappelle il y a peu, le kg de la pomme de terre dépassait les 100 DA au grand dam des consommateurs. Or, après la récolte de la production d'arrière saison, ce tubercule inonde le marché et où le prix a connu une baisse sensible. Selon les producteurs de la wilaya de Bouira, à ce rythme, la pomme de terre manquera d'ici peu au cas où le Syrpalac (Système de régulation des produits agricoles de large consommation) n'intervient pas pour acheter auprès d'eux le surplus de la récolte d'arrière saison à des prix soutenus pour son stockage, et sa mise en vente le moment opportun, soit entre deux récoltes (mars-avril) et son écoulement sur les marchés à des prix raisonnables. C'est le souci majeur des producteurs de la wilaya de Bouira qui ont pris part à la rencontre qui s'est tenue au niveau du siège de la DSA en présence des opérateurs économiques. Ces derniers ont tiré la sonnette d'alarme en exigeant plus d'organisation et de professionnalisme dans la filière. Ils dénoncent en outre le retard dans le lancement du Syrpalac, malgré qu'il soit contacté depuis bien lurette. Or, après sa manifestation (tardive), le prix proposé est considéré comme étant dérisoire compte tenu des différentes charges, à l'instar de l'achat des produits phytosanitaires, entre autres. Les producteurs de la pomme de terre de la wilaya de Bouira souhaitent à ce que le département de Abdelouahab Nouri adopte une politique économique claire, surtout responsable, qui s'inscrit dans la logique de la politique économique relative à l'autosuffisance alimentaire, notamment la création d'un office de la pomme de terre comme c'est le cas pour les céréales. Au cas où la situation persiste, les producteurs craignent qu'ils soient dans l'obligation de vendre leur produit à perte, chose qui aura un impact sur sa disponibilité et découragera bon nombre parmi eux d'investir prochainement dans la même filière.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A
Source : www.lnr-dz.com