Deux établissements du chef-lieu de wilaya, les collèges Haddouche et Edoubaissi sont depuis hier réquisitionnés pour accueillir le millier de nouveaux professeurs des cycles: primaire, moyen et secondaire dans le cadre des cycles de formation au profit des recrutés sur les listes d'attente nationales. Comme chacun le sait et eu égard au manque constaté en début d'année, le ministère de l'Education a recouru aux listes nationales pour pourvoir les places vacantes surtout pour des matières comme les mathématiques, la physique, les sciences naturelles et d'autres matières littéraires, notamment les langues étrangères. La totalité des enseignants sont pour la première fois en contact direct avec les apprenants. Ils éprouvent des difficultés dans la gestion de la classe suite à une méconnaissance quasi-totale de la psychopédagogie qui reste un domaine vital dans le métier d'enseignant. «Pareille formation vise à combler ces lacunes dans la transmission du savoir, du savoir-faire et du savoir-être qui sont les objectifs de toute pédagogie», nous confie un formateur. Le départ en retraite et en masse des anciens enseignants pourvus d'une longue expérience a sensiblement affecté le secteur. Le recours à des postulants, détenteurs de diplômes, mais sans aucune prédisposition à la fonction, est une solution momentanée qui si elle venait à perdurer nuira davantage au secteur. La ministre de l'Education nationale qui affiche une volonté à faire aboutir les réformes visant à redonner à l'école sa place dans la société devra réactiver les Instituts technologiques de l'éducation (ITE), les Ecoles normales supérieures (ENS) qui restent les seules institutions en mesure de préparer les enseignants à une fonction des plus nobles. Certes, ces stages combleront du moins en partie les lacunes, mais ils demeurent insuffisants parce qu'enseigner est avant tout une vocation et un art. La participation de plus d'une vingtaine d'enseignants de tamazight à ces regroupements est une réponse aux détracteurs et mauvaises langues qui, ces derniers jours, parlent d'un recul dans l'enseignement de la seconde langue nationale. Parce qu'ils sont venus de diverses régions du pays, ces nouveaux enseignants auront la latitude de connaître les caractéristiques de chaque région de Bouira surtout qu'en pédagogie, la connaissance du public destinataire des connaissances est une exigence avant l'élaboration de toute fiche. Les moeurs et us sont considérables dans l'acte d'enseigner.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour MERZOUK
Source : www.lexpressiondz.com