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Les jeunes en proie au chômage



Les jeunes en proie au chômage
Les jeunes de la commune d'Ath Mansour, sise à 40 km à l'est de Bouira, sont laminés par le chômage.L'absence de projets générateurs de postes d'emploi perdure depuis des années. «J'ai beaucoup d'amis et la plupart sont inactifs. Il n'est pas facile de trouver un poste d'emploi durable. Les fléaux de la drogue et la délinquance les guettent. D'ailleurs, ces deux phénomènes commencent à prendre des proportions alarmantes», dira un jeune ayant passé 10 années au chômage. Depuis l'année 2013, aucun recrutement n'a eu lieu à l'APC.
L'investissement privé demeure en deçà des attentes de la population. «Nous avons 4 nouvelles unités de production qui ont eu l'accord des pouvoirs publics.
Elles sont en cours d'installation à l'est de la commune», dira un élu à l'APC. Par ailleurs, de nombreux projets de grande envergure, décidés par les pouvoirs publics à Ath Mansour, ont fini par être délocalisés. C'est le cas du port sec au niveau de la localité d'Azrou Kellal, au sud de la municipalité.
«En 2009, le propriétaire du terrain sur lequel devait être implanté le projet, avait exigé la modique somme de 110 DA le mètre carré. Les pouvoirs publics auraient dû saisir l'occasion et l'acquérir. Malheureusement, ce n'était pas le cas et actuellement les terrains se vendent très cher», confie un responsable à l'APC. Idem pour le projet d'une raffinerie de pétrole datant de 2005. Il a été prévu de l'installer à proximité de la station de pompage de pétrole de Sonatrach se trouvant à Passala, à l'extrême sud de la commune. Or, le projet a été délocalisé dans une autre wilaya. La zone d'activité, pourtant projetée depuis longtemps, n'a pas encore vu le jour.
Livrés au chômage, plusieurs jeunes avaient protesté en mai de l'année en cours devant la station de pompage pour réclamer des postes d'emploi. «Nous sommes les derniers à être au courant des annonces de recrutement au niveau de cette station de pompage. Il y a trop de passe-droits. Nous vivons grâce aux pensions de nos parents émigrés», dénonce l'un des jeunes ayant participé à la protestation.
D'autre part, sur les 100 locaux dits «du Président», 20 seulement ont été réalisés au chef-lieu de la commune, mais ils demeurent inexploités.
«Le mieux était de réaliser la totalité des 100 locaux dans différents lieux à travers la municipalité. Beaucoup de jeunes sans emploi auraient bénéficié de ce projet», dira un membre du mouvement associatif. Face à l'étau qui se resserre, des personnes au chômage, une trentaine environ, n'ont trouvé que le pénible travail de l'extraction de l'ardoise bleue, dont les gisements se trouvent sur les hauteurs des montagnes dénommés Tassedart, au sud de la commune. «Je n'ai pas d'autre choix.
C'est un travail dur qui nécessite une force physique considérable. Ce n'est pas donné à n'importer qui de travailler avec un marteau de 8 kilos pendant des heures. Malheureusement, il n'y a que cette activité à Ath Mansour», raconte Karim, un licencié en langue italienne au chômage.
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