S'il est vrai que les revendeurs ont subi un coup dur à cause de l'attitude des Algériens à solliciter les sites d'annonces pour accomplir leurs transactions, les intermédiaires, eux, sont «terrassés». Ces commerçants qui vadrouillaient au niveau des marchés de voitures et tentaient de convaincre les acheteurs en contrepartie d'une certaine somme d'argent de la part des revendeurs, ne trouvent plus d'opportunité. Leur nombre a connu une baisse sensible et ils sont pratiquement inexistants en raison du recul de l'activité en général. «On n'a plus rien à faire maintenant. On gagnait notre vie en se mettant entre le vendeur et l'acheteur, mais ces derniers temps il n'y a pratiquement pas d'acheteurs et moins de vendeurs. Et puis, ces derniers temps, les Algériens ont acquis une certaine culture en matière d'automobile grâce notamment à l'Internet. Ils connaissent la valeur des véhicules et achètent à travers les sites d'annonces. Notre raison d'être ici a disparu», avoue un ancien «semsar» connu au niveau du marché hebdomadaire des voitures tenu chaque mardi à la localité de Aomar, à l'ouest de Bouira. Devant la nouvelle réalité introduite par les TIC, les transactions sont devenues plus faciles, directes et surtout plus transparentes et moins dangereuses pour les acheteurs. Internet a ainsi voulu que le bonheur des centaines de milliers d'acheteurs fasse impitoyablement le malheur des intermédiaires. Et Internet a arrangé les affaires de la majorité, une justice !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M F
Source : www.infosoir.com