Bouira - A la une

Les inspecteurs remerciés ne lâchent pas prise



Le collectif des travailleurs déchus de leur poste par la direction régionale du Trésor engage une procédure judiciaireauprès du Conseil d'Etat.Nous avons épuisé toutes les voies de recours. Nous nous sommes adressés aux ministères des Finances, de la Fonction publique, au Premier ministre, au wali de Béjaïa pour intercéder en notre faveur, nous avons sollicité des députés, mais à ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse des pouvoirs publics. Notre sort est désormais entre les mains des juges du Conseil d'Etat, où seul le ministre devrait répondre de cette affaire», a déclaré, lors d'une conférence tenue lundi au CCDH, un inspecteur principal déchu de son poste dans l'une des structures de la direction régionale du Trésor (DRT) de Sétif, il y a plus d'un an, avec 24 autres de ses camarades.Pas moins de 25 inspecteurs principaux affectés aux différents services financiers des wilayas et collectivités locales de Béjaïa, Sétif, Bordj Bou Arréridj et Bouira, qui dépendent de la DRT de Sétif, ont été mis au chômage après 14 mois de travail. Ces inspecteurs, dont des pères de famille qui ont démissionné de leur poste initial pour rejoindre la DRT, se retrouvent aujourd'hui au chômage et payent le prix d'une grave erreur administrative. «Mauvaise interprétation d'une circulaire du Premier ministre, conflit entre le ministère des Finances et la Fonction publique concernant les modalités de recrutement», ont laissé entendre des responsables de la tutelle.Mais les contestataires préfèrent croire à une «man?uvre volontaire en plus d'incompétence» de la part du DRT. Installés après leur admission au concours de recrutement, en novembre 2014, ces employés ont été nommés dans leur poste avec une décision d'affectation signée par le DRT et justifiée par un procès-verbal d'installation également signée conjointement par les chefs de service. Seulement, après 14 mois de travail, ils étaient surpris de voir leur relation de travail annulée sans aucun motif valable.Une ex-inspectrice explique : «Ces derniers nous ont notifié la fin de notre relation de travail par l'annulation des résultats dudit concours en faisant référence à un rejet des résultats émanant de la direction générale de la Fonction publique, et d'insister que c'était un ordre formel du Premier ministre.»TergiversationsMais pour les contestataires, il ne peut pas s'agir d'une erreur administrative. Ils ont retracé le circuit de la décision et frappé aux portes des ministères concernés, dont leur tutelle, la Fonction publique, les services du Premier ministre et la DRT, mais «ces derniers se rejettent la balle quand ils n'ont pas de réponse franche à donner», fulminent-ils. Dans un premier temps, racontent les concernés, «la DRT a justifié l'annulation des résultats, après 14 mois faut-il le préciser, par la non-présentation d'un document justifiant l'expérience dans notre domaine dans le cadre du préemploi.Ce qui est faux puisque nous avons justifié notre expérience même en dehors du dispositif d'aide à l'emploi». Pour eux, «ceci n'est qu'une diversion, un prétexte pour cacher des erreurs administratives qui ont jeté des pères et des mères de famille à la rue». Selon eux, la direction du Trésor de Sétif tergiverse, gagne du temps et ne cherche qu'à expédier cette affaire et clore ce dossier. La preuve, «nous avons été, disent-ils, remplacés juste après la réception de nos notifications d'expulsion ou de licenciement abusif au profit d'autres personnes pistonnées».L'une des ex-inspectrices, diplômée depuis 2007 et ayant une solide expérience dans les assurances, estime qu'en réalité, «au lieu qu'ils aillent chercher un prétexte dans nos dossiers en les réétudiant, l'idéal serait d'annuler l'examen et non pas les résultats et de refaire le concours à la base de nouveaux critères qu'ils disent mal interprétés». Pour les désormais ex-employés de la DRT de Sétif, «la seule promesse» à laquelle ils disent s'être accrochés était celle concernant leur «réintégration le mois de mars dernier, mais elle n'a pas été tenue».


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