Bouira - A la une

Les étudiants ne lâchent pas prise



Les étudiants ne lâchent toujours pas prise à Bouira. Réceptacle instinctif et incontournable de toute protestation, la place des Martyrs du vieux bâti du chef-lieu de Bouira a accueilli, dès dix heures, hier, des étudiants et d'autres profils de citoyens venus par petits groupes des communes de la wilaya. On y reconnaît des militants de partis politiques.En attendant que la foule prenne plus d'épaisseur, çà et là, de petits groupes commentent l'actualité politique. Le crash de l'avion militaire à l'est du pays est l'événement qui alimente le plus de spéculations. Ce n'est que vers 11h que les marcheurs, n'excédant pas les 300, se mettent en mouvement.
L'emblème amazigh et le drapeau national brandis en tête de la procession, les manifestants empruntent l'itinéraire habituel en scandant : "Etat civil, pas militaire !". La libération des détenus est une autre exigence relevée sur des banderoles. Les marcheurs longent la rue Zighoud-Youcef, sur une distance de près de 500 mètres, avant de prendre la route menant au campus drainant d'autres étudiants en stand-by sur place.
"Edjet agh abrid ad nâedi" (Cédez-nous le passage) d'Ali Ideflawen, "Ad d-nini" (Nous dirons) d'Aït Menguellet et "Pouvoir assassin" d'Oulahlou, les chansons les plus prisées et les mieux placées au hit-parade de la révolution du sourire, sont reprises, tout le temps que durera la marche. Vers midi, la procession arrive au siège de Sonelgaz.
Les automobilistes bloqués n'avaient d'autre choix que de prendre leur mal en patience. Cependant, ils ne manquent pas de saluer les marcheurs en actionnant leurs klaxons et en formant le V de la victoire. C'est au siège de la wilaya, passage obligé de toutes les protestations, que les marcheurs ont marqué un arrêt symbolique, avant de se disperser par petits groupes à la place des Martyrs.

T. O. A.
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