La contestation s'élargit de plus en plus. La rue s'enflamme depuis plus d'un mois. Après les communes, plusieurs directions de l'exécutif et d'autres organismes publics ont été paralysés hier par une grève générale de trois jours. Le mouvement de grève s'inscrit dans le sillage de la contestation populaire qui dure depuis le 22 février pour le départ du système en place. Les employés de plusieurs directions, à savoir le commerce, les impôts, Algérie Poste, Algérie Télécom, le Trésor, Sonelgaz, l'Algérienne des eaux, etc. se sont donné rendez-vous au niveau de l'esplanade de la maison de la culture Ali Zaâmoum pour commencer la marche. Les manifestants ont fait entendre leur colère à travers les rues de la ville. Des centaines de fonctionnaires ont réitéré leur engagement à manifester contre le maintien du 4e mandat de Bouteflika et pour le départ du système.Les noms des ministres et autres personnalités tenus responsables de la dérive dans laquelle le pays est engagé depuis des années ont été scandés par la foule qui demande leur départ. «Nous sommes aujourd'hui au 36e jour de la protestation. Le peuple est encore dans la rue pour dire clairement à ce système de dégager. Nous ne pouvons plus les supporter», a déclaré un manifestant. Ainsi, les artistes ont exprimé leur soutien au mouvement de contestation. Une dizaine d'artistes, dont des poètes, musiciens et comédiens, se sont rassemblés devant le siège de la maison de la culture Ali Zaâmoum. «L'équipe qui gouverne le pays a échoué dans tous les domaines. Il est grand temps qu'ils partent», dit un jeune comédien. «Nous sommes ici aujourd'hui pour soutenir ce peuple qui rejette le système. Le respect de la Constitution et de la loi ne vient pas par la répression ni par les menaces. Notre unique rêve est que la justice soit rétablie pour pouvoir construire un Etat de droit où aucun citoyen se sera lésé», poursuit un autre artiste.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Cherarak
Source : www.letempsdz.com