
«Nous devons laisser des témoignages véridiques et loin de toute falsification sur l'histoire de la glorieuse Révolution, pour les jeunes générations. Nous sommes responsables», soutient le moudjahid Mohamed Ghafir dit Moh Clichy, un ancien responsable à la Fédération de France du FLN, lors d'une conférence organisée, vendredi, par l'association Jeunes et Patrimoine de la commune de Chorfa, à l'est de Bouira, pour célébrer la Journée de la victoire coïncidant avec le 19 Mars. A ses côtés, Drifa Ben M'hidi, s?ur de Larbi Ben M'hidi, et Saria Guernia, ancienne membre de la Fédération de France du FLN.Tout au long de la conférence, Mohamed Ghafir n'a pas caché sa déception. «C'est désolant ! Beaucoup de dates historiques et hautement significatives passent inaperçues. Même dans les manuels scolaires, c'est vide», s'indigne-t-il.Pour revenir à l'objet de la rencontre, Moh Clichy a relaté la chronologie des événements qui ont conduit au cessez-le-feu du 19 Mars 1962, tout en exposant le rôle important qu'a joué la communauté algérienne en France durant la Révolution. «Un second front de la guerre a été ouvert sur le sol du colonisateur. C'était la première fois dans l'histoire des nations qui luttaient pour leur indépendance.Toutes ces dates passent inaperçues», déplore encore le conférencier.Tout en appuyant les déclarations de Mohamed Ghafir, la moudjahida Seria Guernia apporte son témoignage : «Tout ce qui se faisait en Algérie durant la Révolution avait un écho et un impact sur la communauté algérienne en France. Nous étions tous mobilisés face à la machine de guerre coloniale sur son sol.N'oublions pas que 80% du budget de la Révolution provenait de l'émigration.»Dans son témoignage, Drifa Ben M'hidi a évoqué les réunions qui se tenaient dans la demeure familiale pour préparer le déclenchement de la Révolution, avec son frère Larbi, Didouche Mourad, Boudiaf et autres. «Je revendique aussi la repentance de la France pour ses crimes de guerre en Algérie. Aussaresses a été puni non pas pour ce qu'il a fait, mais pour ce qu'il a dit»,dit-elle.Pour clore son intervention et à la lumière de ce qui se passe actuellement en Algérie, la conférencière a lancé un appel à la jeunesse : «Il faut lutter pacifiquement pour arracher les droits, loin de tout régionalisme.» Drifa Ben M'hidi a appelé la France à se repentir pour ses crimes de guerre commis en Algérie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Omar Arbane
Source : www.elwatan.com