Près de deux cents citoyens ont battu le pavé hier mardi à Bouira. Comme il est de tradition, ils se sont d'abord rassemblés sur la place du centre-ville, avant de se mettre en mouvement pour sillonner quelques rues de la ville.Exiguïté oblige, le carré des marcheurs s'est compressé en longeant l'étroite ruelle du centre-ville menant vers le boulevard Zighoud-Youcef. Et c'est seulement à ce niveau que le carré respirera. Un foisonnement de slogans s'y libère. Les manifestants commencent par prendre à témoin Ali La Pointe : "Ali, nous sommes tes enfants, la liberté, nous l'arracherons."
Alors qu'ils empruntaient le boulevard Zighoud-Youcef, ils lancent à l'adresse des badauds vaquant à leurs occupations : "L'hirak wajeb watani, lazem gaâ nekherjou" (Ce hirak est un devoir national, il faut tous y participer). Vers midi, les marcheurs arrivent au campus pour y accrocher au passage les étudiants qui ne semblaient pas très enthousiastes.
C'est sans eux que le carré aborde la troisième étape de son circuit. Arrivé devant le siège de la Cour, il lâchera : "Âadalet ettilifoun" (La justice du téléphone). C'est sur fond de "Siyada chabiya, marhala intiqaliya" (Souveraineté populaire, période transitoire) que les plus optimistes et les plus déterminés parmi les manifestants du mardi achèvent leur marche sur l'esplanade de la Maison de la culture.
T. O. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T O A
Source : www.liberte-algerie.com