
Les boulangers de la wilaya de Bouira ont décidé de revoir le prix de la baguette de pain à la hausse. C'est du moins ce qui ressort de la réunion tenue, avant hier, entre les services de la direction du commerce et le contrôle des prix (DCP) et une délégation de boulangers, non affiliés à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Selon les services de la DCP, une délégation composée de sept boulangers de la ville de Bouira a été reçue par le directeur du commerce, M. Ghomri Ahmed, à qui une plateforme de revendications a été remise. Selon la même source, cette plateforme porte essentiellement sur une hausse de la baguette de pain, passant de 8,5 DA à 12 DA. Les requérants, d'après nos informations, ont estimé que vu l'augmentation des charges fiscales, des loyers et de l'électricité, il est "indispensable", selon eux, que le prix de la baguette soit revu à la hausse. En guise de réponse, le DCP leur a demandé de fournir une étude "complète" sur la nécessité d'augmenter le prix du pain, laquelle étude fera l'objet d'une contre-étude de la part des services de la DCP et les deux études seront envoyées au ministère du Commerce pour trancher la faisabilité de cette hausse, explique notre source. S'agissant de l'interdiction de la vente du pain au niveau des magasins d'alimentation générale, notre source indique que ce point n'a pas été évoqué par les boulangers. Pourtant, selon des sources fiables, cette pratique qualifiée d'illégale et d'anticoncurrentielle, nuit gravement à la profession de boulangers, qui souhaitent ardemment l'interdire. Selon certains boulangers de la ville, les magasins d'alimentation générale s'approvisionneraient auprès de "boulangers clandestins" à des prix dérisoires et dans des conditions d'hygiène déplorables. Actuellement, la majeure partie des citoyens paient leur baguette 10 DA. Néanmoins, les dispositions contenues dans la LF 2017, notamment le revalorisation de la TVA de 17 à 19% et les cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos), passant de 32 000 à 42 000 DA/an et pour finir, le prix de la farine panifiable qui atteint les 2 000 DA le quintal, poussent ces artisans à "s'adapter" à la conjoncture actuelle.R. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com