Ils peinent encore et toujours à écouler leur marchandise. Tel est l'amer constat dressé par eux lors d'une rencontre à la chambre d'agriculture de la localité.Ces apiculteurs font remarquer le fait que pour l'année 2017, leur association n'a pas eu l'occasion d'organiser la traditionnelle foire du miel. Un événement lequel, faut-il le souligner, était l'une des rares occasions où les apiculteurs pouvaient écouler leur marchandise. "Nous n'avons pas trouvé un endroit où l'organiser. Habituellement, c'était aux ex-galeries, mais ces dernières ont été confiées à la Chambre d'artisanat", a regretté Oukerrou Hacène, un apiculteur de la région d'El-Esnam. D'autres ont déploré "l'inertie" des services de l'APC de Bouira, lesquels ne leur ont pas facilité les démarches afin d'installer des stands au niveau de l'esplanade de la Maison de la culture de la localité. "Nous avons soumis cette demande aux services de l'APC, mais sans grand résultat. Les circuits de vente font cruellement défaut", dira Roumaita Issam, un éleveur de Bouira. Interrogés à propos du projet de mise place d'une "maison du miel" à Bouira et qui a été décidé au mois de janvier 2017, ces apiculteurs se sont dits déçus. "Cela fait plus d'une année qu'on en parle, mais pour l'heure, rien de concret n'a été fait (...) Une chose est certaine, nous sommes réduits à jeter notre production ou bien la redonner aux abeilles comme aliment", affirment-ils. Pour rappel, l'ex-wali de Bouira avait donné instruction aux responsables de la Chambre d'agriculture locale d'édifier une maison du miel, dans le but de faciliter aux apiculteurs d'écouler leurs marchandises. Depuis, c'est le silence radio. Interrogés sur la récolte de 2017, nos interlocuteurs l'ont qualifiée de "moyenne" et l'estimant à près de 6 000 q. "Durant les bonnes années où la pluie est abondante, nous pouvions atteindre 8000 à 9 000 q. Pour 2017, compte tenu de la loque et du manque de pluie, la récolte de miel a été moyenne", souligne-t-on. S'agissant du prix du kilo de miel "pur", il est aux alentours de 3500 à 3500 DA/kg. Or ce prix qui paraît alléchant au premier abord cache une certaine ruse de la part de ces éleveurs. Comment ' Certains d'entre eux, auxquels le scrupule est étranger, "engraissent" leurs abeilles avec du sucre et autres additifs, tout en jurant par tous les saints que leur miel est 100% naturel. Ces pratiques sont bien évidemment dénoncées par les apiculteurs rencontrés, néanmoins ils ont tenu à préciser que "certains se basent le prix pour identifier la qualité du miel. Ils achètent le miel à 9 000 DA le kilo en croyant que c'est de la bonne qualité, or c'est totalement faux !". Tout en expliquant que le bon miel doit avoir un taux d'humidité ne devant pas excéder 19,8%. "À Bouira, on trouve de l'excellent miel pour des prix modiques, il faut juste s'adresser aux éleveurs professionnels", se sont-ils défendus.
RAMDANE B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com