
La commune de Boukrem, relevant de la daïra de Lakhdaria, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Bouira, connaît d'innombrables insuffisances en matière d'aménagement et de développement local. Cette municipalité est considérée, et à juste titre, comme l'une des régions les plus déshéritées de la wilaya. Preuve de ce manque d'intérêt de la part des autorités locales, les visites du premier magistrat de Bouira, au niveau de cette commune, se comptent sur les doigts d'une seule main.Les citoyens de Boukrem désespèrent de rencontrer le premier responsable de Bouira afin qu'ils lui fassent part de leurs doléances. Ces dernières sont, somme toute "basiques", comme le raccordement au réseau AEP, le branchement au gaz naturel, le bitumage des routes et pourquoi pas un plan d'aménagement. En effet et en dépit des efforts consentis par les autorités locales, dans le but de sortir cette bourgade de sa léthargie, il n'en demeure pas moins que nombre de carences restent encore flagrantes. À titre d'exemple, les villages d'Ouled Tatar, d'El-Karya et de M'chara, pour ne citer que ceux-là, ne disposent pas encore d'éclairage public, ni de réseau d'assainissement et encore moins d'AEP.Cette situation, jugée "honteuse" par les quelques villageois rencontrés, est dénoncée vigoureusement par ces derniers. Dahmane, agriculteur de son état, affirmera : "Notre commune est la dernière à travers la wilaya en matière d'aménagement." Cet avis est partagé par nombre de citoyens, qui n'hésitent pas à lancer un message au wali de Bouira afin "qu'il vienne voir de ses propres yeux" le calvaire qu'ils endurent. De plus, il existe un manque criant d'infrastructures de première nécessité, telles qu'un centre de santé, un collège, une maison de jeunes... etc. Djamel, 26 ans, chômeur de son état, notera que sa commune ainsi que ses habitants ont été "négligés" des années durant.Et de lancer : "L'Etat nous a sacrifié ! L'actuel P/APC nous a promis, lors des dernières élections municipales, que notre localité allait connaître un profond changement et que le chômage allait être réduit de 10%. Quatre ans plus tard, le chômage n'a fait qu'augmenter'', a-t-il déploré.RAMDANE B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com