
La commune d'Aghbalou, 50 km à l'extrême nord-ouest du chef-lieu de wilaya de Bouira, abrite, depuis lundi dernier, la première rencontre du théâtre amazigh d'Aghbalou.Organisée par l'association culturelle Ithren Takerboust, cette manifestation s'étalera jusqu'au 3 juillet. En tout, 13 troupes théâtrales, issues des wilayas de Bouira, Tizi Ouzou, Béjaïa, Alger et Adrar, prendront part à cette manifestation, la première du genre dans la région. Outre les pièces de théâtre qui seront présentées au public de la région, en particulier, les familles, plusieurs manifestations seront également animées.A l'ouverture de ce festival dédié exclusivement au théâtre, l'association organisatrice, en collaboration avec l'APC d'Aghbalou, ont rendu un hommage aux membres d'une ancienne troupe de théâtre de la commune, surnommée Imougda (Les démocrates).Cette manifestation théâtrale amazighe, première du genre à Bouira, a débuté par une représentation théâtrale sous le thème «Muhand Ouchaâbane Yecha Thaxsayt (Muhand Uchabane a mangé la citrouille)», présentée par l'association culturelle Thiguegdit de Larbâ Nath Irathen de Tizi Ouzou. Une comédienne marquant le cinéma et le théâtre algérien a été également honorée par les organisateurs. Il s'agit de l'artiste Aida Guechoud, qui a fait le déplacement depuis Alger, rien que pour assister à ces journées théâtrales.Cette grande dame du 4e art et du cinéma avait participé dans plusieurs produits cinématographiques, à l'instar de la grande Maison, Dar Sbitar, et El Harik ainsi que dans d'autres produits marquant ainsi une période en or, du cinéma et surtout du théâtre algérien. Emue, par l'accueil chaleureux que lui ont réservé les jeunes de la région, la comédienne a lancé un appel aux responsables en charge du secteur de la culture afin d'aider ces jeunes talents dans le but de promouvoir le théâtre.«Donnez-moi un théâtre, je vous donnerai un peuple extraordinaire», s'est exprimée la comédienne. Cependant, cette rencontre du théâtre amazigh d'Aghbalou a été malheureusement boycottée par les autorités de wilaya. Ni le premier responsable de la wilaya ni encore ses subalternes ont assisté à l'ouverture de ce festival. Le maire de la commune d'Aghbalou, Nacer Bellal, a déploré l'attitude autiste et injustifiée des responsables locaux qui n'ont pas daigné faire le déplacement, et assister à ces journées théâtrales.Pis encore, même sur le plan financier, c'est la société civile de la commune qui a pris en charge ce volet. Hormis, une maigre subvention accordée par la direction de la jeunesse et des sports, aucune aide n'a été allouée par la direction de la culture et de la wilaya pour l'association organisatrice de ces journées.«C'est difficile de prendre en charge plus de 600 participants venus de six wilayas du pays», a précisé le président de l'association Ithren, qui clôtura demain un autre programme culturel en hommage à Matoub Lounes, Mohamed Boudiaf et Slimane Amirat. En effet, l'association a concocté un riche programme d'animation au niveau de plusieurs villages de la commune, Des soirées artistiques, des rencontres entre écrivains de la région ainsi que des conférences ont eu lieu depuis le 17 juin dernier. La journée de clôture sera marquée par une conférence-débat qui sera animée conjointement par Nacer Boudiaf, fils du défunt président Mohamed Boudiaf, Malika Matoub et la veuve du martyr Slimane Amirat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Fedjkhi
Source : www.elwatan.com