BOUMERDÈS
Les candidats aux élections ferment le siège de l'APC de Ouled-Moussa
Des dizaines de personnes, principalement des candidats aux élections locales et des responsables de partis politiques, ont fermé, dans la matinée d'hier, à l'aide de cadenas le siège de l'APC de Ouled-Moussa, dans la wilaya de Boumerdès.
Cette action a été suivie par de nombreux citoyens de la localité. Ce sont les policiers de la brigade anti-émeute qui ont rouvert le siège communal permettant aux fonctionnaires de rejoindre leurs postes de travail. Les protestataires menés par les candidats aux élections locales du Mouvement populaire algérien, MPA, du Front des forces socialistes, FFS, et du Front de libération nationale, FLN, réclamaient le rejet de la liste du Rassemblement national, RND. Motif invoqué : la tête de liste du parti d'Ahmed Ouyahia, élue en 2007 sur une liste des indépendants, est poursuivie par la justice. «La candidature de Ahmed Moussaoui, tête de liste du RND, est illégale. Il a été condamné par la justice. Nous avons suivi avec attention ce qu'a dit à ce propos le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales. Nous demandons donc l'application de la loi», estime Larbi Chérif qui conduit la liste du MPA aux élections du 29 novembre pour la conquête de cette municipalité. Un membre de la Kasma locale du FLN, venu soutenir l'action, va dans le même sens en précisant que l'action est appuyée par des responsables locaux de la famille révolutionnaire. «Nous demandons simplement l'application de la loi. C'est-à-dire l'éloignement des élections de tout candidat condamné par la justice.» A noter que le wali de Boumerdès a tenté de rejeter la candidature de Moussaoui, qui est poursuivi et non pas condamné par la justice. Ce dernier avait, en effet, introduit un recours au niveau de la justice. Il a eu gain de cause et pouvait donc être candidat. Joint par téléphone, le chef de file du RND, objet de cette colère, rejette les accusations. «Jusqu'à la prononciation d'un verdict définitif par la justice, j'ai droit à la présomption d'innocence comme tout justiciable», dira-t-il. Il affirme que le fait d'avoir mobilisé, le premier jour de la campagne électorale, 2 000 personnes venues assister à l'ouverture de sa permanence électorale, a affolé ses adversaires. Il rappelle qu'en 2007, la liste qu'il présidait avait gagné huit sièges sur les onze que comptait l'Assemblée communale. «Si l'on veut m'éliminer et que certains estiment que je ne pourrais pas bénéficier de la confiance de mes concitoyens, qu'on laisse s'exprimer la souveraineté populaire !» conclura-t-il.
Abachi L.
BOUIRA
40 milliards de déficit de recouvrement chez l'OPGI
Le directeur général de l'OPGI de Bouira, M. Rachid Chabour a tiré hier la sonnette d'alarme concernant les créances impayées au titre des locations que son organisme détient auprès de ses clients, les propriétaires de logements de type social locatif, dont le montant est estimé à plus de 40 milliards de centimes.
M. Chabour qui rappelle cette réalité amère, invite les locataires qui sont redevables auprès de l'Opgi à se rapprocher de ses différentes structures et antennes ouvertes aux quatre coins de la wilaya pour trouver un terrain d'entente et entamer les payements afin que les cumuls n'atteignent des sommes dont souvent les gens n'arrivent plus à honorer, comme c'est le cas pour certains, qui dépassent 10 millions d'impayé. Des clients mauvais payeurs qui dépassent le millier, contre lesquels, l'Opgi a engagé des actions en justice et qui se sont vus obligés, une fois le verdict tranché en leur défaveur avec menace d'expulsion de leur demeure, de payer et les redevances impayées et les frais de justice engagés par l'Opgi à leur encontre. Aussi, le DG de l'Opgi dira que son souhait, est de trouver des solutions à l'amiable avec ces locataires, et éviter le recours à des solutions extrêmes de justice et de menace d'expulsion. Pour rappel, le parc immobilier de l'Opgi à Bouira est estimé actuellement à quelque 15 000 logements gérés toujours en système de location, alors que près de 20 000 logements ont été cédés à leur propriétaire après le lancement de l'opération de cessions des biens de l'OPGI. Enfin, pour les perspectives à venir, le DG de l'Opgi qui déclare que son organisme a bénéficié dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, d'un lot de 10 000 logements de type public locatif, a déjà lancé 3 500 logements qui sont en cours de réalisation, dont 1 800 logements seront lancés avant la fin du mois en cours, puisque leurs dossiers est en phase de choix des entreprises réalisatrices, 2 570 sont au niveau des soumissions et seront lancés avant la fin de l'année et le reste, soit quelque 2 000 logements, qui sont au stade des études, seront lancés durant le premier trimestre 2013. En tout cas, le DG de l'Opgi s'est voulu optimiste et a promis de réceptionner 1 300 logements locatifs avant la fin de l'année et ceux-ci rentrent dans le cadre des programmes antérieurs. En 2012, il y aura réception de 3 000 logements, en 2014, près de 5 000 logements et le reste, soit moins de 2 000 logements du programme quinquennal, le sera début 2015.
Y. Y.
Les propriétaires de fusils de chasse impatients
Encore une fois, les propriétaires de fusils de chasse, à Bouira ont battu le pavé pour revendiquer l'activation de la procédure de restitution enclenchée au mois de juillet mais bloquée depuis pour des raisons qu'ils n'arrivent toujours pas à s'expliquer. Hier dimanche encore, après les rassemblements qu'ils avaient auparavant organisés devant le siège de la wilaya, puis devant celui de la Gendarmerie nationale de la wilaya, les dizaines de propriétaires de fusils de chasse se sont déplacés vers le siège du secteur militaire de Bouira. Arrivés sur place et bloqués par les militaires avant d'atteindre le siège, une délégation de propriétaires a été invitée à discuter avec le chef du secteur militaire. Sur place, et selon l'un de ces représentants, en l'occurrence Recham Brahim, le chef du secteur militaire, qui a reconnu la lenteur de la procédure, a promis à la délégation de faire tout son possible pour que les choses aillent plus vite. Cela tout en leur annonçant que près de 180 fusils de chasse récupérés seront incessamment restitués à leurs propriétaires. Rappelons que juste après l'annonce de la restitution des fusils de chasse à leurs propriétaires, un premier quota estimé à quelque 800 fusils sur un total de plus 9 000, a été restitué durant les mois de juillet et août. Cependant, juste après la restitution de ce premier quota, l'opération a été boquée et depuis, les propriétaires de fusils de chasse ne cessent de réclamer la poursuite de la procédure et à un rythme soutenu.
Y. Y.
KOLEA
Une expédition punitive tourne au drame
Le dénommé DJ. A., âgé de 17 ans résidant à Koléa, eut une légère altercation avec le jeune M. A., âgé de 18 ans et résidant dans la cité des 350 logements à Koléa. Les raisons de l'altercation demeurent méconnues. Mais ce fait anodin en serait resté là, si les amis et le frère de DJ. A. ne furent pas appelés à la rescousse.
Les éléments de la Sûreté de Koléa ont donné la version suivante à l'événement qui devint un véritable drame. «Au début de la semaine passée, à midi, le dénommé H. A., demeurant à la cité des 350 logements à Koléa, s'était présenté aux services de la police de Koléa, en qualité de père d'un adolescent, le dénommé M. A., agressé par une bande d'inconnus. Ce père ajouta que son fils a été hospitalisé dans un état critique». Au cours de la même journée, et dans le cadre de la même affaire, la police nous informa qu'«un ami de la victime agressée, le dénommé GH. A., 22 ans habitant les 350 logements à Koléa se présenta au commissariat de police, pour déposer une plainte suite à l'agression perpétrée à l'arme blanche contre son ami de 18 ans, le jeune M. A., par des inconnus. Le dénommé GH. A. déclara, qu'au début de la semaine passée, à 10h du soir, il était assis avec M. A., devant leur résidence aux 350 logements quant un groupe d'inconnus en grand nombre, armés d'armes blanches, sabres et poignards , avait surgi du néant en fonçant sur eux.» Selon notre source «GH. A ., l'ami de M. A., déclara que la victime fut durement touchée et fut instantanément transférée par les éléments de la Protection civile au niveau des urgences de l'hôpital de Koléa.» Toujours d'après notre source «l'ami de la victime avait précisé que parmi la bande de malfrats qui les avait agressés, la plupart étaient porteurs de sabres, de poignards, de bombes lacrymogène, des fusils à harpons, des lampes torches de signalisation maritime et des battes de base-ball. Un chien berger américain dressé, accompagnait ce groupe de malfaiteurs». Lors des témoignages et de l'établissement des portraits robots, il fut déclaré qu'un certain KH. S., alias «Sardina» armé d'une bombe lacrymogène et d'une lampe torche dans la main, fonça le premier sur l'adolescent M. A. âgé de 18 ans, aidé en cela par un chien berger dressé qui accompagnait «Sardina». Dans le cadre de ce témoignage et selon nos sources, «un autre malfrat fut identifié, il s'agissait d'un certain «Hamada» porteur d'un sabre, de plusieurs poignards au ceinturon ainsi que de battes de base-ball et une fourche agricole, qui relaya «Sardina»,en se ruant sur sa victime et en lui portant plusieurs coups violents de fourche et de batte de baseball. Quant au dénommé B. A. 31 ans, alias «Soukardji», il plongea à son tour sur le jeune M. A., en l'agressant avec un sabre et en vidant dans la bouche de la victime une bombe lacrymogène. L'autre agresseur, le dénommé H. K. 30 ans, alias «Gauffretta», termina l'expédition punitive et fonça sur le jeune M. A., avec un poignard en lui occasionnant de graves dommages au niveau du cœur, de la cuisse gauche, et des parties latérales du dos. Ce dernier porta un autre coup de poignard au niveau de la gorge de la victime qui mit le jeune M. A. dans un coma profond durant plusieurs jours». Au reveil du jeune M. A. du coma dans lequel il fut plongé, ce dernier a révélé, que cette agression a été organisée par le dénommé KH. S., alias «Sardina» âgé de 24 ans, pour venger la querelle dont fut victime son jeune frère le dénommé K. H. âgé de 17 ans. Les témoins oculaires, présents lors de cette descente punitive, confirmèrent les déclarations de la victime M. A., âgée de 18 ans, demeurant à Koléa ainsi que de l'ami de la victime le dénommé GH. A., âgé de 22 ans et demeurant la cité des 350 logements. La bande des sept malfrats, tous des repris de justice, excepté le jeune KH. A., mineur, furent présentés au procureur de la République de Koléa, et placés sous mandat de dépôt à la prison de Koléa.
Larbi Houari
BEJAIA
Les blouses blanches marchent à Sidi-Aïch
Le personnel médical et paramédical de l'EPH de Sidi-Aïch est revenu, hier à la charge, à travers l'organisation d'une marche ponctuée par un rassemblement devant le siège de la daïra, en guise de protestation contre «l'inaction» de leur tutelle pour l'assainissement de leur situation financière. Par cette manifestation de rue décidée «spontanément», les blouses blanches de Sidi-Aïch, qui observent également un arrêt de travail d'une heure quotidiennement depuis mercredi dernier, exigent le versement de la deuxième tranche de leur prime qui accuse «un retard de huit mois». «A l'exception du personnel de l'EPH de Sidi-Aïch, cette prime qui touche tous les secteurs d'activité de la santé a été perçue par tous les autres établissements hospitaliers de la wilaya. Nos différentes réclamations auprès de la direction de notre établissement sont restées vaines à ce jour. A chaque fois, c'est le même refrain on va vous régulariser le mois prochain. Une situation qui perdure depuis huit mois», a déclaré amèrement un médecin protestataire de l'EPH de Sidi-Aïch.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A K
Source : www.lesoirdalgerie.com