Bouira - A la une

LE SG DU RND EN CAMPAGNE ELECTORALE



LE SG DU RND EN CAMPAGNE ELECTORALE
«Ceux qui vous ont envoyés ne sont pas gentils. Je ne dis pas que vous n'êtes pas gentils, puisque vous êtes innocents.»
C'est en s'inspirant de cette citation du célèbre El Hadj Mohamed El Anka qu'Ahmed Ouyahia avait répondu aux dizaines de jeunes présents dans la salle de la Maison de la culture qui l'avaient, à maintes fois, perturbé en l'interpellant, et qui ont fini par avoir raison du sang-froid légendaire du chef du RND. Ahmed Ouyahia, qui avait coutume de disserter pendant au moins une heure à chacune de ses escales électorales, a dû, cette fois-ci à Bouira, écourter son discours qui n'aura duré qu'une vingtaine de minutes. Le chef du RND qui a commencé son discours avec un retard de plus d'une heure, en rendant hommage aux patriotes et à tous ceux qui ont permis à l'Algérie de rester debout, particulièrement feu Cheikh Zidane El Makhfi, chef des patriotes à Lakhdaria et ancien moudjahid, a été surpris par une réplique des jeunes quand il avait évoqué les risques qu'encourt l'Algérie au cas où le peuple ne se mobilise pas en masse pour les élections du 10 mai prochain. «Voyez ce qui se passe en Libye et au Mali et posez-vous la question pourquoi ces pays qui se disent protecteurs des peuples ne sont pas intervenus pour protéger le droit des Palestiniens et des Somaliens. Vous savez pourquoi ' Parce que, dira-t-il, la Palestine et la Somalie n'ont pas de pétrole. C'est le pétrole libyen qui les intéresse.» A ce moment précis, les jeunes l'ont interrompu en lui disant : «Nous n'avons pas besoin du pétrole, nous n'en avons pas bénéficié. Nous voulons du travail !» et Ouyahia de leur répliquer : «Eh bien si votre pays est livré à ces étrangers, non seulement vous n'aurez plus ce pétrole, mais vous serez leurs serfs.» A partir de ce moment-là, Ouyahia a beau essayer de parler des différents programmes du président à l'endroit des jeunes, l'intégration de ceux qui sont en poste dans le cadre du pré-emploi, rien n'y fit. Aussi, se contentant à chaque fois de crier «Vive l'Algérie», Ouyahia a été obligé de couper court à son discours suivi pour la première fois à Bouira par deux observateurs européens.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)