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Le réalisme prime sur les protocolesCELEBRATION DU 1ER NOVEMBRE À BOUIRA



Le réalisme prime sur les protocolesCELEBRATION DU 1ER NOVEMBRE À BOUIRA
A l'instar des autres régions du pays, Bouira a fêté l'anniversaire du début de la révolution. En plus de la rituelle levée des couleurs à minuit au carré des Martyrs, les responsables avaient depuis une semaine programmé des sorties à travers les quatre coins de la wilaya.Le gaz, le logement... sont les deux priorités mises en avant lors de ces visites. Ainsi et à l'extrême Est, dans la commune d'Aghbalou, le village de Tiksiridène a été alimenté en gaz naturel.
A El Asnam et Bechloul comme à Lakhdaria, c'est le lancement de plusieurs chantiers pour la construction de logements au profit des citoyens qui a été retenu au programme. Ces actions où le réalisme est primordial ne sont pas du goût de tout le monde.
Les partisans des anciens reflexes préfèrent les cérémonies en catimini quand d'autres approuvent cette «sortie des sentiers battus» longtemps privilégiée par le cercle fermé des rentiers du système. Un riche programme sportif a été aussi mis en place pour l'occasion. Il est, selon la majorité, plus décent d'ouvrir les structures des jeunes à la pratique, d'aider les associations à émerger au lieu de faire tout un tapage un jour pour faire plaisir au chef.
«La célébration du déclenchement de la révolution ne doit pas se limiter à une journée anniversaire. Le 1er Novembre 1954 est une date charnière pour la nation. Nous devons nous référer dans notre quotidien et ne jamais oublier que sans les martyrs, l'Algérie ne serait jamais ce qu'elle est aujourd'hui.» Ces propos sont ceux d'un ex-commandant de l'ALN et colonel à la retraite natif de Chorfa.
La région a été retenue dans le cadre du programme protocolaire comme lieu de célébration. Certes, les populations ont eu droit au gaz naturel, à la réalisation d'édifices publics, à un programme de logements sociaux, mais c'est peu comparativement à ce que la région a consenti comme sacrifices tout au long de la longue révolution pour l'indépendance.
«On a délibérément laissé notre région en marge du développement du pays parce qu'elle est frondeuse comme l'étaient nos ancêtres.
La série des manques est longue», commente un fils de chahid de Tiksiridène.
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