Consacrée à l'adoption du BP 2020, la session ordinaire de l'APW de Bouira, qui a été ouverte hier dimanche, a été marquée par le boycott des élus RCD.Ces derniers ont rendu publique, dans la matinée, une déclaration dans laquelle ils rappellent leur attachement au Hirak et ses principales revendications, à savoir, une rupture totale et un changement radical du système, mais aussi et surtout «en solidarité avec les détenus d'opinion et politiques arrêtés arbitrairement et kidnappés brutalement par des agents civils depuis le 21 juin dernier, en piétinant les droits de l'Homme et tous les pactes internationaux ratifiés par les tenants du pouvoir». Plus loin, les élus RCD qui rappellent également leur attachement à la révolution du sourire et le «noble message du peuple pour une rupture totale et un changement radical du système», reviennent sur ces manifestations de rue qui sont souvent marquées par des blocages de l'autoroute au niveau de plusieurs points de la wilaya : Ahnif, Bouira et Lakhdaria, ainsi que le tunnel de Bouzegza, «afin d'empêcher le peuple de rallier la capitale».
Par ailleurs, les élus RCD ont également dénoncé les élus qui sont aux commandes de l'APW et appartenant aux deux partis, RND-TAJ : «Deux partis dont les chefs sont dans les geôles», notent-ils avant d'étendre leur réquisitoire à l'échelle locale en rappelant que «le BP 2019-2020 ne peut répondre qu'aux dépenses obligatoires puisque les dossiers lourds de notre wilaya comme la santé, l'éducation et l'investissement, ne peuvent répondre aux attentes des citoyens».
Et aux élus RCD de citer l'exemple de l'hôpital de M'chédallah qui est lancé depuis plus de cinq ans mais qui est toujours en souffrance ; les écoles dont beaucoup attendent leur réhabilitation ; l'université dont les responsables interdisent aux étudiants toute réunion ; la répartition du budget alloué aux associations dont une partie, selon les élus RCD, « est confiée aux élus RND-TAJ pour servir leurs clientèles », etc. Autant de griefs retenus par les élus RCD contre, d'abord les élus APW, ensuite contre le wali à qui ils rappellent que « le développement de la wilaya n'est pas harmonieux, ni équilibré, en citant certaines APC RCD ainsi que l'APC d'El Esnam, qui sont selon eux, « marginalisées ».
Y. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com