Bouira - Revue de Presse

Le Président défend son projet



Durant près de 40 minutes, devant des milliers de citoyens de Tizi Ouzou, Boumerdès, Bouira et Béjaïa rassemblés au stade du 1er Novembre de la ville des Gênets, le président de la République a fait la promotion de son projet de charte pour la réconciliation nationale. Dès l?entame de son discours Bouteflika commence par faire l?éloge de la région qu?il considère comme « le c?ur palpitant de l?Algérie ». Après avoir effleuré le particularisme de la Kabylie, le Président entre dans le vif du sujet et avoue qu?« il n?y a aucune structure capable aujourd?hui de donner les chiffres exacts sur les dégâts du terrorisme », que ce soit sur le nombre de morts ou l?évaluation des dégâts matériels occasionnés par les attentats terroristes à l?économie nationale. Revenant sur le projet de concorde civile qu?il a initié en 1999, Bouteflika avoue qu?il« savait que la concorde n?allait pas régler tous les problèmes, mais c?était le vaccin idéal à l?époque ». Faisant à chaque fois référence aux sacrifices des enfants de la Kabylie pour l?islam et l?indépendance du pays, M. Bouteflika, changeant de sujet à chaque phrase, rebondit sur la question de l?amnistie générale en affirmant que « personne ne peut assumer aujourd?hui la responsabilité de l?amnistie générale. On ne peut pas revenir à la situation du début des années 1990, comme les USA ne peuvent pas revenir à la situation d?avant le 10 septembre ». Pour convaincre une assistance parfois indifférente, il affirmera qu?il n?y a aucune « solution de rechange à la réconciliation nationale ». Répétant ce qu?il a dit dans d?autres régions du pays, le Président, en parlant de ses opposants dira que « ce n?est pas un jeu de dominos ou de dame, mais c?est l?avenir du pays, de l?Algérie qui est en jeu. C?est l?urne qui nous départagera ». Avant d?aborder le dossier des disparus, le Président demandera à la France de reconnaître sa responsabilité dans la guerre de libération, en affirmant : « Pour peu que la France reconnaisse ses responsabilités dans les dégâts de la guerre de libération, nous sommes prêts à signer un traité d?amitié ». Avant de terminer son allocution, il avouera que le dossier des disparus est très dangereux. « Je suis incapable de vous dire où sont les disparus » évoquant au passage son neveu disparu, il ne mâche pas ses mots pour défendre les différents services de sécurité. « Nous n?accepterons pas qu?on dise que les disparus sont l??uvre des services de sécurités », avant de promettre à l?assistance qu?avec tout l?argent disponible « dans une décennie vous serez les dragons de l?Afrique et même du Tiers Monde. Vous avez les hommes et les femmes qu?il faut, les cadres qu?il faut. Quant au savoir-faire, il s?achète et on va l?acheter. Nous viendrons à bout de tous les problèmes ». Au moment de clore son discours, M. Bouteflika fera d?abord référence aux martyrs de la révolution « choisis » pour libérer le pays, avant de dire à l?assistance et aux Algériens : « Vous avez été choisis pour faire la paix et la réconciliation et le 29 septembre allez voter oui ou non, mais allez voter. »
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