Le spectacle produit par le King du raï pour la première fois à Bouira aura tenu toutes ses promesses. Ce jeudi, malgré le froid glacial qui sévissait en cette soirée à Bouira, ils étaient des milliers à se déplacer des quatre coins de la wilaya mais aussi des autres wilayas, comme Bordj-Bou-Arréridj et M'sila, pour savourer un moment de joie et de détente avec leur idole dont beaucoup voyaient en l'événement un rêve enfin réalisé, tant ils ne croyaient pas qu'un jour viendrait où ils pourraient voir cette idole mondiale de près.
Ce jeudi, même les plus démunis, qui ne pouvaient se permettre le billet d'entrée fixé à 500 DA, ont été finalement admis. De fait, le stade Opow, aussi bien la tribune qui faisait face à la majestueuse scène que le terrain, a été envahi par des milliers de fans. A 20h30, soit avec près d'une heure et demie de retard sur l'horaire initial, le King du raï a fait son apparition sous un tonnerre d'applaudissements et de youyous. Et immédiatement, le roi Khaled a donné le ton sur ce qui sera chanté durant cette soirée : des chansons bien choisies de son riche répertoire et qui répondaient à la circonstance. Ainsi, «Bent Bladi», «Dellali», «Ya Rayi», «Liberté», «Chaba», «Djazaïria», «Win Lharba», sont autant de chansons rythmées et aux paroles exquises entonnées par les centaines de jeunes agglutinés sur le terrain du stade et dans les gradins. Plus loin, Khaled, qui paraissait très à l'aise, enchaînait avec la chanson de Ahmed Wahbi «Wahran Rouhti Khsara», ou encore «Zwits Rwits» du chanteur kabyle Idir, puis avec «Trig lycée» maintes fois réclamée par le public, «Abdelkader ya Boualem» et enfin, celles qui ont porté le chanteur Khaled au firmament, l'installant définitivement dans le gotha mondial des stars de la chanson, «Didi» qui fut pendant plusieurs années la chanson n°1 en Egypte, en Arabie saoudite et dans plusieurs autres pays du monde, ou encore «Aïcha» qui fut la dernière chanson de cette soirée qui a duré un peu plus de deux heures et qui sera marquée en lettres d'or. Ainsi, l'espace d'une soirée, et avec un dispositif sécuritaire (policier) impressionnant qui a nécessité la mobilisation de plus de 1 500 éléments, la ville de Bouira a vécu au rythme de la chanson raï, un genre qui a rayonné à travers le monde et qui s'est imposé comme un phénomène populaire et culturel. En l'espace d'une soirée, la ville de Bouira et sa population sont sorties d'une certaine léthargie voulue par une Direction de la culture défaillante. Pour preuve, le spectacle a été organisé par la Direction de la jeunesse et des sports. A la fin du spectacle, le roi du raï, qui n'a pas caché sa satisfaction de cette soirée qu'il aurait aimé qu'elle se déroule en été à cause du froid qui sévit actuellement, a déclaré préparer un nouvel album qui est au stade de mixage. Dans ce nouvel album — trois producteurs (deux Américains et un Européen) se sont déjà proposés pour son achat —, il y a une chanson dont les paroles sont écrites par Hocine Lesnami, qui sera dédiée aux harraga.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Y Y
Source : www.lesoirdalgerie.com