Le commerce informel ne cesse de prendre de l'ampleur ces derniers temps à Bouira. Les bords des routes et les trottoirs sont squattés. Ces images hideuses existent dans plusieurs communes de Bouira. Le chef-lieu de wilaya n'échappe pas à cette pratique illégale mais qui persiste encore, au su et au vu des autorités locales. À Ouled Bouchia, un quartier situé à la sortie est de la ville de Bouira, des commerçants se sont installés depuis déjà quelques années sur les bords de la RN5. Leur nombre a considérablement augmenté ces derniers mois. La fermeture du marché couvert des fruits et légumes de la ville pendant près de deux mois à cause de la crise sanitaire a permis à d'autres commerçants de s'installer à cet endroit, devenu un véritable marché à l'air libre. Les descentes effectuées il y a quelques années par la Gendarmerie nationale pour chasser les quelques commerçants à la sauvette qui occupaient les lieux ont cessé. La présence des commerçants et le stationnement anarchique des automobilistes rendent la circulation difficile. Des bouchons sont souvent formés à cet endroit. "La circulation devient de plus en plus difficile sur cette partie de la RN5.Les commerçants et les automobilistes bloquent carrément la route. On est obligé d'attendre parfois jusqu'à ce que le client fasse ses courses pour pouvoir passer. On aimerait bien que les autorités locales interviennent. Il s'agit de la voie publique et non d'un marché de fruits et légumes", a déclaré un usager de la RN5. Les commerçants ne se contentent pas de squatter le bas-côté de la route, mais également la chaussée. En sortant de la ville de Bouira, après des dizaines de minutes d'attente dans les embouteillages en fin de journée, les automobilistes mettent encore près d'une vingtaine de minutes de plus pour traverser quelques centaines de mètres. Pour les commerçants qui travaillent dans la légalité au niveau du marché couvert du chef-lieu de wilaya, les autorités locales devraient agir pour remettre de l'ordre dans l'activité. "C'est inadmissible de laisser des dizaines de commerçants travailler dans l'informel sans qu'ils soient inquiétés ou contrôlés par les services de la direction du commerce. Personne ne les dérange. Ils peuvent s'installer partout, tandis que nous au marché nous sommes soumis à un contrôle rigoureux.
La moindre infraction peut nous coûter une lourde amende. Nous interpellons les responsables locaux afin d'éradiquer le commerce informel", souligne un jeune commerçant au niveau du marché couvert. Par ailleurs, plusieurs marchés de proximité de fruits et légumes ont été réalisés à Bouira mais qui ne sont pas encore exploités. Une commission a été mise en place au temps du wali Mouloud Chérifi, pour tenter de relancer ces espaces. En vain.
Ali CHERARAK
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali CHERARAK
Source : www.liberte-algerie.com