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Le Cnapest-élargi entame sa deuxième semaine de grèveLa mobilisation s'accentue et irrite les lycéens



Le Cnapest-élargi entame sa deuxième semaine de grèveLa mobilisation s'accentue et irrite les lycéens
La perturbation des cours dans les lycées irrite les lycéens, contraints à faire le va-et-vient sans pour autant profiter des heures creuses, car "fatigués et démotivés".La grève ouverte lancée par le Cnapest-élargi le 7 octobre dernier s'est poursuivie hier pour la deuxième semaine consécutive. Répondant à l'appel de leur syndicat, les enseignants ont déserté les salles de classe pour des rassemblements dans la cour des établissements scolaires concernés. Comme pour la première semaine, le suivi de l'action de protestation a été plus large dans les lycées. Poursuivant toujours son élargissement aux deux autres cycles primaire et moyen, le Cnapest n'a pas encore enregistré une forte adhésion des enseignants de ces deux paliers.
Mais, selon le chargé de communication du syndicat, "pour ce qui est du palier secondaire, la mobilisation est toujours aussi importante. Elle s'est même accentuée dans certains lycées. Les enseignants un peu réticents au départ ont fini par se décider à répondre massivement à l'appel du conseil national de poursuivre le mouvement de protestation".
Toujours, selon le chargé de communication du Cnapest-élargi, le taux de suivi national a atteint les 85%. Autrement dit, la plupart des lycées notamment ont été fortement perturbés non pas uniquement sur le plan pédagogique, mais également sur les plans organisationnel et administratif.
Une situation qui n'est pas du goût des élèves rencontrés aux abords de certains lycées. "Ce matin, je n'ai pas eu cours car l'enseignant est en grève. Je n'étais pas très sûr, autrement je ne serais même pas venu. Cet après-midi en principe, le prof de français est affilié à un autre syndicat, donc le cours est assuré. Nous allons continuer à faire le va-et vient en attendant... J'ai de la peine pour les lycéens qui habitent d'autres quartiers, car ils ne peuvent même pas rentrer chez eux", fulmine une lycéenne rencontrée devant le lycée Hassiba-Ben-Bouali de Kouba. "Cette situation de grève de certains enseignants uniquement nous pose un sérieux problème pédagogique. Nous sommes forcément, nous aussi, en grève dans notre tête. Nous sommes démotivés par ces coupures et nous ne pouvons même pas mettre à profit les heures creuses", regrettent des lycéens qui espèrent que le débrayage ne se prolongera pas.
C'est ce qui est à craindre vu la position intransigeante du Cnapest-élargi qui insiste sur le maintien de la grève jusqu'à ce que la tutelle décide de concrétiser ses engagements par rapport à toutes les revendications socioprofessionnelles.
Une façon pour le Cnapest de redorer son blason en prouvant à ses adhérents que le cas de l'enseignant de Bouira, radié il y a quelques mois, est loin d'être l'unique motif de la grève. Selon Boudiba, "ce cas ne figurait même pas sur la liste des revendications et devait être réglé entre la tutelle, le syndicat et la DE de Bouira, mais des responsables du MEN ont tout fait pour que le problème prenne des proportions importantes et en tirer profit".
M B
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