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« Le cheptel ovin n'est pas touché par la maladie »



« Le cheptel ovin n'est pas touché par la maladie »
« Je n'ai pas la moindre information sur l'existence de cas de la maladie dans le cheptel ovin », a affirmé Abdelwaheb Nouri. Et de mettre en garde contre toute man?uvre visant à diffuser, à des fins de spéculation, de fausses rumeurs pour « semer le désespoir et l'angoisse ». Pour sa part, le directeur des services vétérinaires au ministère de l'Agriculture, Karim Boughanem, a déclaré qu'« aucun cas n'a été enregistré jusqu'au jour d'aujourd'hui ». Sur le cas suspecté dans la wilaya de Bouira, le même responsable a souligné que les « analyses effectuées sur l'animal ont été déclarées négatives ». Lors de cette visite d'inspection, Nouri a, une nouvelle fois, lancé un appel aux éleveurs pour faire preuve de grande « responsabilité » et de « respect entier » des mesures préventives prises par le ministère dans sa lutte contre le virus de la fièvre aphteuse. « Vous devriez appliquer à la lettre nos instructions et travailler en étroite collaboration avec nos services. La situation est grave et la lutte contre la maladie nécessite l'implication sans faille de tout un chacun », martèle le ministre, qui cite, entre autres, les éleveurs, les services vétérinaires, les élus locaux, les chefs de daïra, les P/APC, les services de sécurité. Le ministre a fait savoir qu'un million de doses de vaccins sera réceptionné dans les prochains jours. Sur ce sujet, le directeur des services vétérinaires a annoncé qu'une autre quantité de vaccins sera reçue mardi prochain. Le ministre a mis en avant les difficultés éprouvées par son département pour se procurer le vaccin. « Il n'existe que deux laboratoires au niveau international qui fabriquent ce type de vaccin alors que pas moins de 60 pays sont actuellement touchés par la maladie », déplore-t-il.« Nous avons réagi à temps »Le ministre de l'Agriculture réfute l'idée selon laquelle son département n'a pas réagi à temps face à la propagation du virus parmi le cheptel bovin. « C'est faux. Nous avons pris les devants à travers la mise en place de plusieurs actions, et ce, dès l'apparition de la maladie en Tunisie », soutient-il, non sans qualifier d'acte criminel le fait de ne pas respecter les mesures préventives du ministère. De ce fait, il n'hésite pas à demander à ce que les éleveurs récalcitrants soient poursuivis en justice. Pour ce qui est des pertes enregistrées depuis l'apparition de la maladie, le ministre avance le chiffre de 2.500 têtes abattues. Il fera savoir que l'indemnisation sera lancée prochainement et que toutes les dispositions sont prises pour qu'elle se déroule dans de meilleures conditions. Dans ce sillage, le PDG de la Caisse nationale de la mutuelle agricole, Cherif Benhabilès, a indiqué qu'une trentaine de dossiers d'indemnisation a été déposée au niveau de la caisse.Vaccin et police d'assurance : une obligationLe ministre a reconnu que la manière avec laquelle l'agriculture est gérée actuellement est caduque. Pour lui, la modernisation de ce secteur nécessite de rompre avec les méthodes classiques mais aussi avec certains comportements qui n'ont aucune raison d'être. C'est ainsi que Nouri dit ne pas comprendre que des éleveurs ne veulent pas contracter de polices d'assurance et refusent de faire vacciner leur cheptel. Sur ces deux questions importantes, il n'a pas écarté l'éventualité d'obliger à l'avenir les éleveurs à vacciner leurs cheptels et contracter des polices d'assurance. La wilaya de Chlef a enregistré 11 cas de fièvre aphteuse. Le ministre a visité l'exploitation d'élevage privé Boukhiar Salah où il a suivi un exposé de l'inspecteur vétérinaire de la wilaya sur la situation et assisté à une opération de vaccination. Il a, en outre, tenu une séance de travail avec les représentants des corps de sécurité, les autorités locales, les élus, les vétérinaires et les professionnels. Par la suite, la délégation ministérielle s'est dirigée vers la wilaya d'Aïn Defla. Là, il a affiché la même détermination pour lutter contre cette maladie. Nouri a choisi les mêmes mots pour dire que la lutte contre la fièvre aphteuse est une bataille qu'il faut gagner, et ce, dans les plus brefs délais. Quand ' C'est la grande question.


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