Les élèves entament la seconde semaine de cette année scolaire 2013-2014. Cette rentrée qui s'est déroulée dans des conditions normales n'a pas dévoilé ses secrets. Plusieurs établissements des différents paliers ne tournent pas à plein régime et pour cause, plusieurs défaillances.Le cas du lycée Seddik-Benyahia au chef-lieu de wilaya reste énigmatique. Les élèves de la 2e année n'ont à ce jour pas rejoint les classes. Le maître de l'ouvrage vient de lancer les travaux de remplacement des escaliers métalliques par des accès en béton. «Pourquoi avoir attendu la rentrée pour lancer les travaux'» se demande un parent d'élève.
«L'administration avait tout l'été pour le faire» ajoutera notre interlocuteur. La décision de la tutelle de mettre à la retraite les personnels âgés de 60 ans a perturbé considérablement cette rentrée. Dans plusieurs établissements les élèves attendent l'arrivée des enseignants.
Au niveau de la direction de l'éducation et malgré la bonne volonté des responsables (ils travaillent jusqu'à des heures indus de la nuit) la situation reste ambiguë et difficile à maîtriser dans l'immédiat. Chaque matin, ils sont des centaines à venir se plaindre dans les différents services de cette direction. «Même si de nombreux visiteurs posent des requêtes valables, d'autres viennent pour des problèmes qui n'ont pas droit de cité et nous encombrent dans notre fonction». Le cas d'une enseignante qui a obtenu un poste de choix lors du mouvement annuel, mais qui dit avoir regretté confirme les dires du responsable. Une autre enseignante est venue demander à être rapprochée de chez elle quand, au départ, elle exerce à moins de 200 mètres de son domicile. Ces faux problèmes entravent les services et se répercutent sur d'autres beaucoup plus importants: le cas des élèves nés en 1994 et ayant échoué au baccalauréat. L'ingratitude de bon nombre de directeurs est manifeste. Les enfants des enseignants ne bénéficient d'aucune faveur. Pour inscrire un élève, les personnels du secteur font appel à des responsables d'autres secteurs qui bénéficient des faveurs de ces responsables qui oublient que par le passé ils étaient des enseignants. Les retraités du secteur n'ouvrent pas droit à la gratuité des livres pour leurs enfants. Pour pallier à toutes ces lacunes, la direction de l'éducation organise des réunions marathons avec les directeurs des établissements des trois paliers depuis le début de la semaine d'où l'impossibilité de rencontrer le directeur et ses adjoints.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com