Bouira - A la une

La population fait face aux mauvaises odeurs et aux multiples insectes



A Aïn Laloui, commune située à 15 kilomètres au sud-ouest de Bouira sur la RN18, à chaque approche de l'été, la population redoute les mauvaises odeurs émanant de l'oued qui longe le chef-lieu de l'APC d'ouest en est et du complexe avicole Carravic, mais aussi les invasions de multiples mouches et autres insectes volants et rampants.Cette situation qui a été soulevée l'année dernière aux autorités de la wilaya ainsi qu'aux responsables de la Direction de l'environnement et aux responsables de la wilaya, a été réglée après l'intervention de tous ces responsables mais, actuellement, « les mêmes odeurs sont revenues de plus belle créant une atmosphère irrespirable et surtout insupportable pour les asthmatiques », nous dira un citoyen habitant la ville d'Aïn Lalaoui qui rappelle qu'une pétition appelant les autorités de la wilaya à agir au plus vite devra être déposée cette semaine à la Wilaya. D'après notre interlocuteur, l'année dernière, les responsables de Carravic avaient pris leurs dispositions en évacuant les rejets des batteries de volailles directement depuis le complexe en épargnant aux habitants les mauvaises odeurs des fientes. Or, cette année, les mêmes odeurs ont refait surface ces deniers jours et, renseignement pris, il s'agit de rejets qui ne sont pas évacués directement mais plutôt entreposés à l'extérieur pendant quelques heures ; ce qui donne tout le temps aux odeurs désagréables de se propager à près de deux kilomètres à la ronde rendant toute l'atmosphère de la ville d'Aïn Laloui insupportable. Cela étant, outre les mauvaises odeurs de ce complexe avicole, même l'oued qui longe la ville et qui vient depuis les monts de Dirah, et qui passe par la ville de Sour-el-Ghozlane et ses deux grands complexes polluants de la cimenterie et des détergents, ENAD, ainsi que la zone industrielle d'Oued-el-Berdi avec ses dizaines d'usines dont la tannerie mais aussi d'autres usines polluantes et qui ne disposent pas de stations d'épuration des eaux ; toutes ces usines déversent leurs rejets dans ce oued qui passe par le barrage d'Oued Lekehel avant de poursuivre sa course en passant par Aïn Laloui puis Aïn Hdjar, puis Bouira.
Par ailleurs, et toujours d'après les citoyens de la ville, les habitants surtout ceux des rez-de-chaussée ou ceux habitant des maisons de fortune, font également face à de multiples invasions de moustiques et de mouches qui prolifèrent à la faveur des mauvaises odeurs et des conditions idéales pour leur multiplication, et certains font face même à d'autres insectes rampants et des reptiles comme les serpents et les rats. En somme, un clavaire que les milliers de citoyens de la ville affrontent chaque été et auquel les autorités locales semblent incapables de faire face tant les moyens nécessaires, même quand la volonté existe, font souvent défaut. Aussi, les citoyens, et à travers les colonnes du Soir d'Algérie, espèrent-ils voir le wali et les responsables de la wilaya agir au plus vite pour leur venir en aide afin que leur calvaire cesse et qu'ils puissent passer l'été dans des conditions plus ou moins supportables.
Y. Y.
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