Les villageois de la localité d'Imesdourar, relevant de la commune de Saharidj, à une soixantaine de kilomètres à l'Est de Bouira, crient leur désarroi face à la détérioration qui affecte leur patelin, perché à plus de 1000 mètres d'altitude. Les habitants de cette bourgade, il faut bien le reconnaître, manquent de tout ! C'est d'ailleurs ce qui a poussé bon nombre d'entre eux à "se rebiffer", en fermant la route qui conduit à leur village, durant le mois de mai dernier. Parmi les principales revendications des citoyens, on cite le raccordement aux réseaux d'alimentation d'eau potable et de gaz naturel, ainsi que l'aménagement des routes qu'ils disent impraticables et la réhabilitation du réseau d'assainissement, lequel n'a pas été refait depuis les années 80.À propos de l'épineux problème du raccordement au réseau AEP, bon nombre de villageois ont noté le fait que plusieurs demandes ont été introduites auprès des services concernés, dans l'hypothétique espoir d'un raccordement. En vain. "Nous sommes encore et toujours réduits à nous approvisionner en eau à partir d'une source située à six kilomètres en contrebas'', dira Karim, habitant de ladite localité et porte-parole du mouvement de contestation qui a ébranlé la région. Toujours concernant le raccordement au réseau d'AEP, les villageois regrettent "l'impuissance" de leurs élus. "Nos élus sont poings et pieds liés et ne peuvent rien faire, puisque ce sont des projets sectoriels", soulignent nombre de nos interlocuteurs.
Ces villageois, indiquent également le P/APW de Bouira, s'était engagés devant nous et devant les médias à ce que le raccordement en eau potable se fasse au mois de mai dernier. "Nous sommes pratiquement en juillet et nous sommes toujours contraints de nous apprivoiser à l'aide de citernes." Les habitants de ce village enclavé menacent de recourir à des actions de rue, similaires à celle de mai dernier, si le maire continue à "fuir ses responsabilités", selon leurs dires.
D'autres, à l'image de Meziane, a souligné le fait que "lors des intempéries qu'a connues la région, notre village s'est retrouvé entièrement coupé du monde. Cela fait une éternité qu'on réclame la réfection de la route qui mène à notre village, mais comme vous pouvez le constater, à ce jour, rien n'a été fait !" En effet, le sentier qui fait office d'artère principale de ce hameau est jonché de crevasses et autres nids-de-poule, rendant la circulation à certains endroits carrément impossible. De plus, les réseaux d'assainissement, qui datent, faut-il le souligner, d'une trentaine d'années déjà, sont dans un état plus que lamentable.
RAMDANE BOURAHLA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramdane Bourahla
Source : www.liberte-algerie.com