Bouira - Revue de Presse

La «langue bleue» fait son apparition en Kabylie



Plusieurs foyers recensés La maladie animale appelée «blue tong», ou «langue bleue», a fait son apparition depuis quelques jours dans plusieurs localités de Kabylie. Dans la wilaya de Bouira, les éleveurs de bétail risquent ainsi de subir de plein fouet les conséquences désastreuses de cette maladie, car pas moins de 18 foyers ont été recensés à travers les communes de Aïn Haloui, Aïn Lahdjar, Oued El Berdi, El Esnam, Bouira, Taghzout, Saharidj, Bordj Okhriss et Dirah, indiquent les agents des services de la DSA de cette wilaya. Ils ont également déclaré que 20 bovins et 25 ovins ont été atteints par cette maladie virale dont le principal vecteur est un moustique. A ce titre, les mêmes services ont procédé, nous a-t-on informés, à une opération de suivi pour venir à bout de la prolifération de cette maladie en isolant le cheptel suspect, et ce, en collaboration avec l’inspection vétérinaire, la chambre de l’agriculture, la direction de l’hydraulique et celle de l’environnement. Des moyens techniques et humains conséquents ont ainsi été mobilisés afin de pulvériser des produits chimiques sur les zones dites sensibles, comme les mares d’eaux stagnantes, les oueds pollués, les décharges publiques etc... Devant l’inquiétude des éleveurs de la région, la DSA de la wilaya de Bouira a assuré que toutes les précautions ont été prises et que les vétérinaires sont en alerte maximum pour isoler systématiquement tout troupeau contaminé. A cet effet, douze subdivisions agricoles de la wilaya ont été installées au service des différentes fermes d’exploitation que compte la région. Pour la wilaya de Tizi-ouzou, les services concernés ont localisé six foyers à Azazga, Sidi Naâmoun et Ath Aïni. Par ailleurs, le nombre d’animaux atteints est estimé à 35 têtes à Ifarhounène (Aïn el Hamam). Le docteur Kaddour, inspecteur vétérinaire à la wilaya de Tizi-Ouzou, a assuré aux éleveurs que la maladie de la langue bleue ne touche pas l’homme et qu’il n’y a pas de risque de contagion d’un animal à un autre. Toutefois, précisera-t-il, en l’absence d’un traitement à l’heure actuelle, les éleveurs doivent privilégier l’hygiène en procédant notamment à la désinsectisation des étables. Anissa Smaïli
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