
A chaque Ramadhan, les villes, du moins principales, grouillent de monde. Les marchés informels reviennent en force et les trottoirs sont squattés sous l'oeil passif des responsables qui laissent faire. A Bouira, les lieux les plus fréquentés de jour comme de nuit, sont envahis par des commerçants conjoncturels. Les vendeurs de galettes, diouls, kalb elouz, beignets... et autres sortes de gâteaux maison se multiplient. Devant la passivité des autorités, certains ont élargi leurs étals pour complètement occuper les passages comme c'est le cas autour des mosquées et des marchés de la ville de Bouira. L'autre phénomène nouveau reste l'âge des vendeurs. Des gamins installent une caisse à légumes et vendent de la galette maison. Ces vendeurs savent à peine compter et rendre la monnaie, une autre preuve de l'échec de l'Ecole algérienne. Une autre activité bat son plein en ce mois de jeûne. La mendicité prend des proportions alarmantes. L'arrivée en force des populations subsahariennes qui fuient l'insécurité mais aussi le grand nombre de familles syriennes qui sont venues s'installer en Algérie, ont sensiblement augmenté le nombre de mendiants. Si certains sont réellement dans le besoin, d'autres, et particulièrement des Algériens, abusent de la sensibilité de leurs semblables pour gagner facilement de l'argent. Des réseaux entiers existent et gèrent le phénomène et il n'est pas du tout étonnant d'entendre ça et là la découverte d'un trésor chez une pauvre ou chez un défunt pauvre. Les familles syriennes sont dans, leur majorité, des groupes bien nantis. «Nous avons dépensé notre argent dans les locations croyant que le conflit ne dépasserait les six mois. Pris au piège causé par la longueur dans le temps, nous sommes réduits à quémander. On ne le fait pas avec plaisir», nous confiera un réfugié qui s'est installé à Bouira où il compte de la famille. Le troisième fait remarqué en ce mois de Ramadhan reste la circulation. En plus d'être anarchique, la circulation est souvent à l'origine de rixes et de bagarres. En plus de conduire n'importe comment, sans aucun respect du Code de la route, le stationnement et les espaces réservés sont un souci en plus pour les automobilistes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com