
C'est ce qu'a déclaré le docteur Mohamed Kadi, représentant du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread) lors de sa conférence hier, mercredi, à l'occasion du déroulement du 9e Forum national sur le rôle des PME dans la réalisation de l'équilibre régional et la diversification de la structure industrielle.L'orateur, en exposant la situation des PME exportatrices avec leurs principales caractéristiques et en se basant sur une étude effectuée sur le terrain, est arrivé à une conclusion que "la contribution des PME algériennes dans l'exportation hors hydrocarbures est insignifiante et demeure marginale. Leur contribution est évaluée à 4%, malgré leur représentation dans le tissu économique qui est d'une teneur de 98%. Cet obstacle remonte précisément aux années 90 quand l'Etat algérien s'est engagé dans le processus d'ouverture et de libre-échange, les PME algériennes ont subi une concurrence rude et sans merci malgré les dispositifs placés à cet effet. Certes, il y a certaines PME qui échappent à cette observation et arrivent à exporter réellement, parce qu'elles sont de taille importante et maîtrisent parfaitement le processus. Ce n'est pas le cas de la majorité malheureusement. Les exportations sont plus importantes dans les domaines de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la chimie".Lui succédant, l'enseignante chercheure et professeure àl'université de Bouira, Mme Farida Merzouk, a eu à développer le thème "L'influence de la localisation de la PME sur la croissance et sur le développement territorial". En se basant sur une enquête effectuée auprès de plus de 400 entreprises algériennes, la conférencière dira que "la croissance réalisée par les entreprises a des retombées significatives sur les territoires et leur développement, avec la création d'emplois, d'innovation et de nouvelles richesses. La plupart des travaux antérieurs rencontrés, se référant aux facteurs de la croissance sont liés aux caractéristiques du propriétaire dirigeant et à sa stratégie. Mais peu d'attention a été accordée à l'effet de la localisation de l'entreprise sur sa croissance et sur le développement territorial. Cette lacune est encore plus grave, si on considère que c'est probablement dans les économies les moins développées que les déséquilibres territoriaux sont les plus prononcés".Parmi les objectifs tracés par ce forum, il s'agit en premier lieu, selon le président du forum, Rachid Ferrah, "de faire la lumière sur les PME, sur comment elles peuvent contribuer à la réalisation d'un développement régional équilibré. Il s'agit aussi d'identifier le degré de complémentarité et d'intégration entre les petites et moyennes entreprises et les grandes entreprises qui sont considérées comme des concurrentes potentielles, d'où l'échec. Nous allons également nous pencher sur la situation des PME dans la wilaya de Bouira afin de savoir comment elles contribuent au développement dans la wilaya et quels sont les problèmes et les obstacles auxquels elles sont confrontées et, à la fin, mettre en évidence la pensée entrepreneuriale entre les étudiants et la catégorie des femmes".Ce 9e forum économique organisé au niveau de l'auditorium de l'université Akli-Mohand-Oulhadj, et qui a vu la participation de plusieurs professeurs d'économie de différentes universités du pays, a permis de se pencher sur "l'un des sujets les plus essentiels du domaine économique et social au niveau national et international, compte tenu de la situation économique actuelle traversée par une crise en raison de la chute des prix du pétrole qui incite à la recherche d'alternatives pour un développement global, qui doit commencer par le niveau local et régional. Et, précisément, s'agissant des petites et moyennes entreprises (PME), après que celles-ci aient imposé leur présence à divers niveaux dans différents pays dans le monde, elles jouent en conséquence un rôle très important en raison de leurs caractéristiques qui peuvent réellement contribuer à la réalisation d'un développement régional équilibré et à la diversification économique qui pourra à son tour contribuer à atténuer la crise", selon l'un des animateurs du colloque.Car, suivant le raisonnement d'un économiste présent au colloque, "les changements économiques internationaux ont imposé aux pays du reste du monde, notamment ceux en voie de développement, à adopter de nouvelles visions sur certains aspects de leur développement économique et à élaborer de nouvelles stratégies de développement qui reposent sur les règles de l'économie du marché libre".Farid Haddouche
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid haddouche
Source : www.liberte-algerie.com