Bouira - A la une

La contestation gagne du terrain BOUIRA



La contestation gagne du terrain BOUIRA
La grogne gagne du terrain depuis le début de ce mois de septembre, considéré comme celui de la rentrée sociale. Après les événements d'Ahl El Ksar tout au début du mois, ceux de Sour El Ghozlane, de Aïn Bessem, de Aïn Türk où les citoyens ont recouru à l'occupation des édifices publics pour manifester leur ras-le-bol, c'était au tour de Bouira de connaître une action. Depuis dimanche, les personnels de l'APC, plus précisément ceux du service de l'état civil sont entrés en grève illimitée paralysant un service des plus importants pour les citoyens.Dans leurs revendications, les employés exigent la régularisation administrative des contractuels, les primes de guichet et d'habillement et un quota des programmes des logements participatifs à l'instar des autres organismes de l'administration publique. La contestation a touché aussi les occupants des haouch de la rue Abane-Ramdane qui ont accroché des banderoles sur cet axe routier qui traverse le centre-ville du chef-lieu. On peut lire toute la détresse des centaines de familles qui vivent dans des conditions indécentes après 54 années d'indépendance.
Les occupants de ces habitations vétustes interpellent le premier responsable pour l'inviter à honorer les engagements de son prédécesseurs qui, à maintes reprises, avait annoncé des solutions imminentes, en vain. Certes, les propriétaires, du moins une bonne partie, n'ont jamais voulu adhérer aux propositions de l'administration en rejetant les multiples formes mises en place pour réhabiliter le centre-ville.
Cet argument ne semble point convaincre les concernés qui voient là une manière de fuir les responsabilités. «Nos enfants et nous, sommes en danger à l'approche de chaque hiver. L'état est le garant de notre sécurité. Il doit obliger les propriétaires à accepter les propositions des pouvoirs publics», nous confiera un membre du comité de ce quartier, l'un des plus anciens de la ville de Bouira.
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