Bouira - A la une

La colère des souscripteurs des 150 logements LPA de Lakhdaria



Plusieurs dizaines de citoyens, hommes et femmes, souscripteurs des 150 logements LPA dans la commune de Lakhdaria, située à 33 kilomètres au nord-ouest de Bouira, ont bravé la peur et tous les risques de la pandémie de Covid-19, en se déplaçant, avant-hier jeudi, au siège de la wilaya de Bouira, dans l'espoir de rencontrer le wali.Selon ces souscripteurs rencontrés sur les lieux, le projet des 150 logements LPA a été engagé en 2014, pour une durée de réalisation de 26 mois. Or, si 70 logements réalisés sur un site, ont été effectivement achevés et livrés, 80 autres, n'ont jamais été lancés.
Ces derniers devaient être achevés au même titre que les 70 logements et livrés au plus tard, en 2015. «Nous sommes en 2020 et le projet des 80 logements LPA, n'a toujours pas démarré. Nous sommes pour la plupart, locataires chez des privés alors que nos propres logements pour lesquels nous avons payé notre quote-part qui est de 203 millions de centimes, sont toujours bloqués. Nous n'en pouvons plus d'attendre», dira un quinquagénaire rencontré sur les lieux, qui semble résumer la situation. Nous espérons rencontrer le wali pour qu'il use de son autorité afin de relancer le projet au plus vite», dira un autre.
Des dizaines de souscripteurs à bout, avec la crise sanitaire qui a paralysé toutes les activités économiques dont le secteur du bâtiment qui a été à l'arrêt total pendant plus de 2 mois, avant une reprise timide vu les conditions, que les travailleurs qualifient de «draconiennes» pour se prémunir contre cette maladie du Covid-19, comme le port obligatoire des bavettes pour tous les ouvriers, la présence du gel désinfectant sur les lieux du travail, la distanciation sociale entre les ouvriers. Outre ces règles à respecter, le transport, qui est pour le moment interdit, sa reprise est prévue pour demain dimanche, sous certaines conditions, affecte considérablement ces entreprises dont certaines n'arrivent plus à assurer le transport depuis des communes lointaines où résident bon nombre de leurs ouvriers.
Des conditions qui contraignent le secteur à reprendre avec seulement une partie de ses effectifs qui possèdent leurs propres véhicules, ou habitant tout près des lieux des chantiers de construction. En somme, une situation des plus délicates qui impacte directement l'économie nationale en général, et le front social en particulier, avec ces demandes accrues du logement dont chaque jour de retard, accentue la colère sociale.
Y. Y.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)